samedi 3 octobre 2015

mercredi 30 septembre 2015

MEGA PROJET MINIER LAS BAMBAS – UN NOUVEAU BAIN DE SANG AU PEROU

Source d’immenses profits pour les multinationales minières et la classe dominante du pays, les grands projets miniers ne sont qu’une source de larmes et de sang versé pour les communautés paysannes et autochtones du Pérou, le projet las Bambas n’échappe pas à la règle tout comme Yanacocha, Conga et Tia Maria avant lui.
 
Derniers évènements.
Le 25 septembre 2015 des habitants des provinces de Cotabambas y Grau (Apurimac), Chumbivilcas (Cusco) entament un mouvement social contre le méga projet minier las Bambas.



 
Le motif essentiel du mécontentement est lié aux modifications de l’EIA initial par le nouveau propriétaire de l’exploitation, la compagnie MMG Las Bambas (lien), filiale de la multinationale minière chinoise China Minmetals Corporation (CMC)(lien), ces modifications ont été décidées sans nouvelle consultation des habitants. Ces modifications consistent, d’une part à supprimer  le pipeline entre Chalhuahuacho  et Espinar, initialement le transport de la pulpe (concentré liquide enrichis en cuivre provenant de la lixiviation) devait s’effectuer via un pipe-line de 200 km vers Espinar, mais les nouveaux propriétaires ont trouvé cette solution trop couteuse, le transport au quotidien de la pulpe s’effectuera par camions à travers les villages et le territoire des communautés (une estimation entre 4 et 6 camions à l'heure et ce, jour et nuit).  D’autre part, MMG a décidé d’implanter une unité de traitement du molybdène, particulièrement contaminante, à Fuerabamba qui menacera directement la rivière Chalhuahuacho .


 
Le 28 septembre, au prétexte que les manifestants auraient tenté de pénétrer sur le site d’exploitation, la police réprime à balles réelles la manifestation dans le district de Chalhuahuacho, aux abords de la mine. 4 personnes sont tuées, et plus d’une vingtaine sont blessées par balles, plus d’une trentaine d’arrestation sont effectuées et l’on parle de passage à tabac.


 
Les victimes assassinées par la police sont : Uriel Elguera Chilca (34 ans), Beto Chahuallo Huillca (24 ans) y Alberto Cárdenas Chalco (23 ans) sont mortes durant leur transfert au centre hospitalier de Cusco et  Exaltación Huamaní (30 ans) est décédé au poste de santé de Challhuahuacho (lien). Il est à noter que les victimes sont des hommes jeunes, vraisemblablement  des pères de famille.
Le 29 septembre, le gouvernement péruvien décrète l’état d’urgence (DS N° 068-2015-PCM) dans toutes les provinces touchées par le projet (Cotabambas, Grau, Andahuaylas y Chincheros dans le département  d’Apurímac  et les provinces de Chumbivilcas et Espinar dans le département de Cusco (lien).
Le 30 septembre plus de 20 personnes restent détenues par la police suite aux évènements.
Historique du projet minier Las Bambas.
En 2004 la compagnie suisse  Xstrata obtient la concession du projet.
En 2005, commence la phase d’exploration et des campagnes de perforation (drilling).
En 2009 est publiée l’étude de faisabilité.
En 2010, le 14 mai, Xstrata dépose son Etude d’impact environnemental (EIA) (lien).
En 2011, l’EIA du projet Las Bambas est approuvé en mars.
En 2012, démarrage de la construction de la mine.
En 2013 Xtrata fusionne avec Glencore (le 2 mai)(lien).
En 2014 Le tandem Glencore Xtrata, après des mois de négociation, vends le projet Las Bambas en avril à la China Minmetals Corp pour environ 6 milliards de dollars (lien).
En 2015 Des modifications apportées à l’EIA initial sans reconsultation des communautés entraînent le rejet du projet.

Las Bambas - phase de construction
 
Implantation du projet las Bambas.
La mine se situe sur le territoire des districts de Coyllurqui, Tambobamba, Chalhuahuacho (province de Cotabambas) et du district de Progreso (province de Grau).



Situation du projet Las Bambas (source MINEM)
 
La mine a une superficie totale de 9700 hectares et se situe entre 3700 et 4600 mètres d’altitude, la mine se situe donc en tête de bassins hydrographiques (cabecera de cuencas).
 
Données générales du projet las Bambas.
Investissement initial de Xtrata Glencore environ 4 milliards de dollars, inversion totale estimée à 7,4 milliards.
Production estimée en cuivre : 400000 tonnes annuelles sur une durée de vie de 18 ans (3 fois le projet Tia Maria).
 

lundi 28 septembre 2015

PARTICIPATION D’AYNI FRANCE ET DU COMITE DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA AU FESTIVAL ALTERNATIBA, CE 26 ET 27 SEPTEMBRE.


Ayni France et le Comité de solidarité avec Cajamarca ont partagé un stand commun ce dimanche 27 septembre au festival Alternatiba.
Alternatiba est un mouvement né il y a 3 ans, dont les objectifs sont la prise de conscience et la promotion d’alternatives durables au mode de vie actuel afin d’enrayer la destruction environnementale et le changement climatique.
Le Comité de Solidarité avec Cajamarca a relayé dans ce cadre les problématiques de l’exploitation minière au Pérou et les graves problèmes sociaux-environnementaux engendrés par la politique économique purement extractiviste du gouvernement péruvien, ainsi que la répression violente de l’opposition à ces mégaprojets miniers.
Environ 50.000 personnes ont participés à l’évènement sur les 2 jours (26 et 27 septembre).
Ayni Francia y el Comité de Solidaridad con Cajamarca compartieron un stand común este domingo, 27 de septiembre en el festival Alternatiba.
Alternatiba es un movimiento que nació hace 3 años, cuyos objetivos son la sensibilización y la promoción de alternativas sostenibles a la actual forma de vida, con el fin de detener la destrucción del medio ambiente y el cambio climático.
 
El Comité de Solidaridad con Cajamarca aprovechó de este contexto para comunicar sobre los problemas de la minería en el Perú y los graves problemas socio-ambientales causados por política económica puramente extractivista del gobierno peruano y sobre la represión violenta de la resistencia a estos megaproyectos mineros.
 
Cerca de 50.000 personas asistieron al evento durante los dos días (26 y 27 de septiembre).
 
 fotos del stand compartido por Ayni y el Comité
 

 

 
 

Carteles explicativos sobre los impactos de la mega-mineria y sobre las luchas sociales.
 
 
 
Vistas generales del evento Alternatiba


Acogida del publico


Vista de los stands
Informacion sobre las especies protegidas
  
Stand para la firma de la petición contra el tratado de libre comercio trans-atlantico TAFTA: objetivo, alcanzar las 3 millones de firmas.



 
Vista de la cocina y del restaurante, miles de comidas preparadas por los benevolos durante los dos dias del evento.
 
 


Conferencias sobre diversas temáticas, como los tradatos de libre comercio, los modelos energeticos, la obsolesencia programada, la desaparicion de las especies, el calentamiento global, etc...
 
 
 

jeudi 24 septembre 2015

COMITE DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA ET AYNI PARTICIPENT AU FESTIVAL ALTERNATIBA CE 27 SEPTEMBRE 2015

Le comité de solidarité avec Cajamarca partagera un stand au village des solidarités internationales avec l'association Ayni France, ce dimanche 27 septembre, place de la République, de 10H à 18H.


 

Voir le plan ci-dessous
 
 
Ci-dessous les liens internets vers Alternatiba et Ayni.
 
 

 

samedi 12 septembre 2015

ENTREVISTA DEL COMPAÑERO YDELSO HERNANDEZ LLAMO


Entrevista del compañero Ydelso Hernandez Llamo, presidente de la CUNARC (Central Única Nacional de Rondas Campesinas del Perú), nos explica el contexto actual del Perú, cuyo gobierno se ha transformado en una mera herramienta de las transnacionales, para criminalizar y reprimir cualquier forma de oposición.
 
 
Sobre el hostigamiento contra Máxima Acuña y la familia Chaupe.
 
Sobre la detención arbitraria de Gregorio Santos Guerrero
 

lundi 10 août 2015

EL COMITÉ DE SOLIDARIDAD CON CAJAMARCA EXPRESA SU APOYO EN LA ASAMBLEA DE LA COMUNIDAD DE SAN JUAN DE KAÑARIS

Introducción.


Kañaris es un distrito ubicado en la provincia de Ferreñafe, departamento de Lambayeque en el norte peruano, el distrito consta de una superficie de 285 km2 y de una población de 13000 habitantes en su mayoría quechua hablante. La población quechua hablante del área es la más importante del norte peruano, son 20000 personas que habitan en los tres distritos de Kañaris, Incahuasi y Salas. Eso no es anodino y confiere a esa población el estatuto de pueblo nativo, con la obligación para el Estado de aplicar el convenio 169 de la OIT y de acatar los principios de la declaración del 2007 de la ONU sobre los pueblos autóctonos, en particular por lo referente al derecho a la consulta previa, libre e informada en caso de proyectos impactantes para las comunidades y específicamente en caso de proyectos mineros.
 
Localización del distrito de Kañaris

Concesiones mineras en la región.

En el 2012, El ministro de Energía y Minas (MINEM) había otorgado 459 concesiones mineras en el departamento de Lambayeque y estaba tramitando por otras 173. Todo eso, desde Lima sin ninguna participación de la ciudadanía del departamento y pese al hecho que el departamento no recibe el canon minero. Asi, el MINEM concesionó el 96% del distrito de Kañaris sin informar a su población.

La comunidad de Kañaris descubrió por casualidad que su territorio había sido concesionado en el año 2010, cuando los comuneros observaron a los geólogos y técnicos de la empresa Candente Copper SA, dueña del proyecto Cañariaco, haciendo sus trabajos preliminares de exploración. La comunidad aprendió que su territorio estaba concesionado al más del 96%, sin que nadie lo supiera.
 
Mapa de concesiones en el distrito de Kanaris


El proyecto Cañariaco de la canadiense Candente Copper.

La concesión Cañariaco abarca una superficie de 17000 hectáreas, si este proyecto se lleva a cabo, acabaria con la agricultura que da sustento a la comunidad.
El 8 de julio Candente organizó un simulacro de consulta en la cual participaron sus empleados y algunos comuneros pagados por la empresa, no más de 250 personas, en un área afectada que consta de 13000 habitantes.
 
 
 

El 30 de setiembre del 2012, los comuneros organizaron su propia consulta sobre Cañariaco. A pesar de las maniobras de Candente que intentó sabotear la consulta, ofreciendo puestos de trabajo o dinero a algunos miembros de las comunidades, el resultado fue edificante, el 92% de los votantes se expresaron en contra del proyecto.
 
 
Consulta del 30 de septiembre del 2012
 

Por supuesto, ni la empresa, ni el gobierno reconocieron la consulta popular organizada por los comuneros,  La consultoría Amec Foster Wheeler, al servicio de la empresa Candente, intentó dividir y manipular a las comunidades, hasta que los comuneros detuviesen a los empleados de esa consultoría el 6 de diciembre.  El 19 de diciembre los habitantes reanudaron las protestas contra el proyecto.

El 3 de enero del 2013, Candente volvió a realizar sus perforaciones (drilling) preparatorias a la explotación.  El 10 de enero, un dirigente de la comunidad anunció que la detención de los trabajos era una condición necesaria para participar en una mesa de diálogo, desde luego Candente se negó a detener sus trabajos y la comunidad declaró un paro indefinido el 20 de enero.
 
 
Enero del 2013 - conflicto por el proyecto Cañariaco
 

Invocando el bloqueo de una carretera, la policía agredió violentamente a los comuneros el 25 de enero de 2013 en un cruce llamado Marayhuaca, resultaron heridas 28 personas, cuatro personas con heridas de balas graves que necesitaron hospitalización. En este conflicto como en todos los otros, la respuesta del gobierno peruano ha sido la misma de siempre, represión e intento de imponer el proyecto por la fuerza.
 
 
 
La señora Lindaura Sánchez Vilcabana yace en el suelo con una herida de bala en la pierna, una de las fotos símbolos de la represión policial en el Perú.

Las comunidades tuvieron que aguantar una presencia policial agresiva durante todo este periodo, el día 12 de febrero se levantó el paro y las maniobras de Candente para dividir a los comuneros continuaron, el 2 de marzo empezaron las mesas de diálogo en las cuales se prometieron cuantiosas inversiones en infraestructura y en proyectos agrícolas, sin embargo la Candente no logró convencer a las comunidades y por razones seguramente económicas (precio del cobre, rentabilidad del proyecto) lo suspendió en mayo del 2013. No obstante, el proyecto sigue en la cartera de la empresa como una espada de Damocles que espera sólo que los precios del cobre vuelvan a subir. El 25 de mayo del 2015, los comuneros descubrieron nuevos movimientos de maquinaria por parte de la empresa. En julio del 2015, la prensa minera divulgó unas informaciones sobre negociaciones financieras entre Candente y otras mineras.
 

Participación de Rosa Sara Huamán Rinza en el coloquio del 22 de mayo en el Senado francés.

Rosa Sara Huamán Rinza, vino a Francia como representante de su comunidad para participar al coloquio “¡Conga no va! Derechos medioambientales y humanos en Perú: ¿qué perspectivas? ¿Qué solidaridades?” que se organizó en el Senado francés el pasado 22 de mayo.
 
Paris, Senado el 22 de mayo de 2015, Rosa Sara al lado de la Senadora Laurence Cohen y con Ydelso Hernandez Llamo y Raquel Yrigoyen Fajardo
 
Présencia del Comité de Solidaridad con Cajamarca en la comunidad de Kañaris


Françoise Chambeu del Comité de Solidaridad con Cajamarca está en este momento en Perú y participó el 2 de agosto en la Asamblea comunal al lado de Rosa Sara. Françoise transmitió su saludo fraterno y solidario y también se refirió a la historia de nuestro movimiento de solidaridad; explicó en particular los objetivos y el éxito del coloquio en el Senado del 22 de mayo con la presencia de Rosa Sara quien representaba a la comunidad y las mujeres ronderas.

En esta ocasión, Françoise tuvo la oportunidad de leer partes extensas de nuestra declaración final y de anunciar  las decisiones y compromisos de los participantes; en particular, el apoyo a los defensores del agua si se decide organizar un Segundo  Encuentro de los guardianes del agua y el apoyo a la organización de una misión de observación en 2016 a nivel europeo. También hizo referencia al  apoyo que recibimos de numerosas organizaciones sociales y sindicales durante y después de la organización del evento.
 
 
Françoise Chambeu en la Asamblea comunal de San Juan de Kañaris



jeudi 6 août 2015

SIGUEN LAS AMENAZAS CONTRA MÁXIMA ACUÑA Y SU FAMILIA - LES MENACES CONTRE MAXIMA ACUÑA ET SA FAMILLE CONTINUENT

Los cuatro últimos años de la historia de Máxima Acuña y de su familia han sido realmente horrendos, una pesadilla de cuatro años, los atropellos se suceden y el hostigamiento es permanente. Por lo que va del año 2015, los esbirros y aliados de la empresa Yanacocha destruyeron parte de su vivienda, robaron sus animales, estropearon a su perra, robaron su motocicleta, cercaron su predio con alambrada, hicieron nuevas demandas judiciales para impedir que pudieran sembrar sus cultivos y amenazaron de muerte a Máxima.  Al negarse a implementar las medidas cautelares otorgadas por la CIDH a Máxima y su familia, el gobierno peruano asume la total responsabilidad de lo que pueda ocurrir (ver articulos  La Republica et  red ULAM)
 
 
Les menaces contre Maxima Acuña et sa famille continuent.
Les quatre dernières années de l'histoire de Maxima Acuña et de sa famille ont été vraiment horribles, un cauchemar de quatre ans, les abus se succèdent  et le harcèlement est permanent. Jusqu'à présent  pour la seule année 2015, les hommes de main et alliés de l'entreprise Yanacocha ont détruit une partie de leur maison, volé leurs animaux, estropié leur chien, volé la moto, clôturé  son terrain avec des barbelés, lancé une nouvelle procédure judiciaire pour les empêcher de semer leurs cultures et ont menacé de mort à Maxima. En refusant de mettre en œuvre les mesures de précaution accordées par la CIDH à Maxima et sa famille, le gouvernement péruvien assume l'entière responsabilité de ce qui peut arriver.
 
Threats against Maxima Acuña and his family.continue
The last four years of the history of Maxima Acuña and her family have been really horrendous, a nightmare of four years, abuses and harassment are permanent. So far in 2015, the minions and allies of the company Yanacocha destroyed part of his house, stole their animals, spoiled their dog, stole their motorcycle, fenced their land with barbed wire, made new lawsuits to prevent that could sow their crops and threatened Maxima of death. By refusing to implement the precautionary measures granted by the IACHR to Maxima and his family, the Peruvian government assumes full responsibility for what may happen.