dimanche 24 septembre 2017

GRAND SUCCES pour notre MINGA POUR LA RECONSTRUCTION pour les victimes climatiques d’EL NINO

Une salle comble à l'Espace Robespierre d'IVRY (150 personnes) ce 22 septembre 2017 pour  un grand moment de solidarité, de réflexion et de partage, pour notre MINGA POUR  LA RECONSTRUCTION pour les victimes climatiques d’EL NINO, symbole d’action collective et solidaire.  
Un public attentif, intéressé, chaleureux et participatif  a répondu à notre appel dépassant  nos attentes pour cet  événement scientifique, politique, culturel et SOLIDAIRE en faveur des victimes climatiques 
d’EL NINO .

En premier lieu, les organisateurs ont tenu à exprimer leur solidarité avec toutes les victimes récentes des différents  catastrophes quelque soit leur pays. Les événements climatiques extrêmes ne respectent pas les frontières et frappent les populations de tous les continents. Elles  ont placé le thème du réchauffement climatique au cœur de l’actualité internationale. Notre planète est une et notre solidarité également.

A heure où l’Ocean se fâche et notre Pachamama se rebelle, où les événements climatiques extrêmes et les catastrophes sociales et humaines  s’enchaînent, s’accélèrent et s’amplifient sur tous les continents, entraînant sur leur  passage, un nombre considérable de victimes humaines, la destruction et la désolation;

Quand Donald Trump se retire des accords de Paris sur le climat, s’opposant  par cette attitude négationniste irresponsable et inacceptable, à l’immense majorité de la communauté scientifique internationale qui tire la sonnette d’alarme à propos des causes humaines du  réchauffement climatique;

A l’heure où la corruption généralisée et le processus de division des forces progressistes freinent la possibilité  d’une  réponse politique collective face aux attaques de l’extractivisme et du néo-libéralisme, tant au niveau national qu’international;

QUE FAIRE ? telle était la question principale posée hier soir.

Comment empêcher la répétition des erreurs passées et l’inexorable succession de catastrophes futures ? Comment s’attaquer aux causes profondes et au  fonctionnement d’une société globalisée qui génère le profit d’une minorité et la destruction des populations et des ressources naturelles ?

Réponses diverses ,  complexes ,  à inventer… .

REFLECHIR,  nous INFORMER et  COMPRENDRE,  tout d’abord , tel était le premier objectif de la soirée.

Grâce à cette  rencontre inédite  entre scientifique et politiques, les échanges ont été riches

Myriam KODRI, océanologue-climatologue chercheuse au laboratoire LOCEAN nous a expliqué scientifiquement l’origine  du phénomène naturel d’EL NINO ainsi que ses impacts sociétaux. 
Elle a abordé également les dérèglements et anomalies du vent et les  aggravations en raison des émissions de gaz à effet de serre, cause du réchauffement climatique. S’il est possible de prévoir à 6 mois l’arrivée d’un nouveau phénomène EL NINO, les scénarios à venir apparaissent pessimistes aux spécialistes qui s’attendent malheureusement  à des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents .

Nicolas SERSIRON, ex-Président du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde) auteur du livre « Dette et extractivisme »,  s’est interrogé sur les causes du réchauffement climatique accéléré depuis environ  50 ans. Pour lui, dans un contexte d’explosion de la société de consommation bâtie sur l’extractivisme et le pillage des ressources naturelles,   les multinationales (et leurs actionnaires) qui réalisent des profits grâce au non paiement de la dette écologique et la finance internationale sont les principales responsables . Les pays comme le Pérou vivent la « malédiction des matières premières » et il est impossible de  mesurer le développement d’un pays  à l’aune de l’augmentation du PIB (dont la répartion est extrêmement inégalitaire) alors que 60 % de la forêt amazonienne péruvienne et 20 % de son territoire global ont fait l’objet de concessions pour l’exploitation du pétrole ou l’extraction de minerais par des multinationales.  Pour cesser le « délire  » et pouvoir envisager l’ avenir, pour limiter le réchauffement global , la seule solution serait d’abandonner une société de gaspillage qui repose sur le pillage et revenir à une société d’usage , c’est-à-dire  par exemple d’abandonner l’agriculture  productiviste d’exportation pour l’agriculture vivrière et familiale locale respectueuse de l’environnement et laisser le pétrole et le gaz de schiste sous terre.


Andy REYNA, jeune sociologue et philosophe péruvien a, quant à lui, analysé la politique actuelle de « reconstruction avec changement »  du gouvernement péruvien de Pedro Pablo KUCZINSKI, en critiquant l’autorité responsable de la reconstruction dont le pouvoir va à l’encontre des compétences des gouvernements régionaux et de la participation citoyenne,  la loi du 29 avril dernier (Loi 30 556) qui ne garantit ni la protection du patrimoine culturel, archéologique et environnemental du pays ni celle des terres des populations et communautés paysannes. En confiant aux entreprises privées et aux multinationales étrangères le soin de « faire des affaires grâce au désastre » on ne fait que répéter les erreurs du passé en ouvrant  la porte à la corruption endémique et généralisée déjà observée lors de l’étape de reconstruction postérieure au tremblement de terre de 2007.

QUEL AVENIR ?
Comment sortir de l’extractivisme et empêcher le pillage ? 
Comment assurer une transition  vers un autre type de société face à la mondialisation capitaliste et la violence économique et militaire des « puissants » ? 
Un pays seul peut-il changer le cours de l’histoire ? 
Comment construire une alternative?

Autant de questions posées par les participants et le  public lors de cette soirée.

Cette soirée de solidarité, modestement, nous donnait une partie de la réponse:

Comprendre pour AGIR, s’organiser collectivement pour RESISTER, faire vivre au quotidien notre SOLIDARITE pour rester DEBOUT et ENSEMBLE trouver l'ESPOIR d'un vrai changement.

NOTRE GOUTTE D’EAU DANS L’OCEAN  Lors de cette soirée, tous les intervenants, artistes, organisateurs et  participants, en offrant leur savoir, leur talent, leur énergie ont contribué au financement de 2  « mini-projets «  de reconstruction proposés par des partenaires connus en lien direct avec les victimes de la catastrophe d’EL NINO;
-    le réaménagement d’un restaurant populaire géré par le club de mères Fortunata Vega Alarcon situé dans un quartier populaire du district de Huanchaco- Trujillo La Libertad, détruit par les  pluies torrentielles
-     le réaménagement d’une cantine scolaire dans le village Sialupe Baca Rio Hondo, province de Lambayeque


Toutes les recettes obtenues grâce à la vente de plats péruviens préparés gratuitement par  les militants des 3 organisations  ainsi que les donations libres des participants nous ont permis de recueillir 1200 euros qui vont être répartis entre les 2 projets et envoyés cette  semaine aux intéressés .

UN GRAND MERCI A TOUS POUR CETTE BELLE SOIREE et pour votre SOLIDARITE .

~~~~~~~~


INAUGURATION

par Françoise Chambeu au nom du comité de Solidarité avec Cajamara, France Amérique Latine 
et du Collectif des Péruviens en France

~~~~~~~~



Table ronde : EL NIÑO CHANGE-T-IL?
Andy REYNA,sociologue et philosophe péruvien 
Myriam KHODRI, océanologue-climatologue
Marco RODRIGUEZ MALLMA, activiste social, master en sociologie ParisSorbonne  
Nicolas SERSIRON, ex-président du CADTM














~~~~~~~~

MINGA CULTURAL PARA RECONSTRUIR

El Viernes 22 de Septiembre, en el Espace Robespierre de Ivry, el Comité de Solidarité avec Cajamarca ha escrito una de las más bellas páginas en su convocatoria eco-político-social, pero también un capítulo remarcable como entidad promotora para la confluencia artística, al reunir en su programa cultural a diferentes exponentes, diversos géneros, frente a una causa común, es decir: en la acción solidaria por las víctimas climáticas en el norte del Perú que, traducido a Minga -idioma Quechua- significa trabajo mancomunado. El objetivo: implementar dos comedores populares en Lambayeque y la Libertad. 

Desde la exposición fotográfica: La Furia del Niño, a cargo de Dominique Sempietro, el Video en síntesis de la catástrofe con el mismo título, creado por Enrique Morocho, el evento generó serias expectativas. 

A las 8 y 30 de la noche con la participación de Carlos Garay, autentico referente de la música criolla peruana en París, en una dupla -revelación- con Javier Peralta iniciaron la parte musical con el tema de Felipe Pinglo Alva: De vuelta al barrio, creando de esta forma la atmósfera propicia para que Emma Robles, “Urpichallay”, poetizara la noche, leyendo, Los de abajo, de José María Arguedas y recitando, Masa, de Cesar Vallejo. Y ya poetizada la noche Josette Sironval e Iván Blas continuarán con el texto, Los nadie, de Eduardo Galeano, en versión bilingüe.

Se aplaude, se grita, se brinda, se degusta gastronomía peruana y postres franceses. Un desfile de caritas amigas circulan con una expresión óptima en el espacio Robespierre. De pronto: Cejuela: grupo que se implica y se aplica a esparcir en París y en Francia las pulsiones musicales del Perú y la América sureña está presto a derrochar a manos llenas, tradición y creación de su repertorio: Río de luchas, Funerales del río, Ciudad del lago y Business clima, (este último tema creado y estrenado exclusivamente para el evento)

En la sala se respira un calor agradable, es un calor humano que a veces envuelve, que de repente incita a estrechar una mano, un abrazo efusivo a alguien que hace mucho no se ha visto, porque esta Minga también se ha convertido en una zona de reencuentros, una zona plena de energía fraterna, de complicidad abierta. Y, cómo iba a ser de otra manera, pues se trataba de ello, la cita era para pensar y actuar con esperanza, financiando puntualmente dos proyectos sociales en las regiones más afectadas desde una iniciativa alternativa. Por lo tanto no era solo eso de asistir para conocer e informarse sino también para reconocerse en una misma batalla en favor de las víctimas, para levantar la voz de modo colectivo ante toda injusticia. Y entonces para que ello ocurra, de veras, la cantadora Danitza Cornejo, vendrá como una maga que emerge del plano más insospechado y, nos hará cantar a palmas y a capella: ¡Nos tienen miedo porque no tenemos miedo! ¡Nos tienen miedo porque no tenemos miedo!... (de Liliana Felipe), y luego ella misma nos interpretará; Como la cigarra, de Maria Elena Walsh (interpretada por Mercedes Sosa), en evocación a la mamacha Angélica, madre coraje símbolo de los desaparecidos en el Perú.

Ya no había punto de retorno al vacío, se estaba escribiendo una página inolvidable desde el principio y este capítulo tendría que coronarse brujamente con Aquelarre, agrupación feminista plurinacional que respondieron sin vacilar a este llamado. Y estas mujeres que radican en Francia, que han levantado un autentico puente con América latina vía canciones, análisis, escritos, arte callejero y otras formas de intervenciones serias, irreverentes o improvisadas, van a instalarse frente a los micrófonos provistas de tambores de guerra como veras amazonas temerarias, pero esta vez para cantar con sentimiento y con fundamento. Van a cantar para reinvindicar y exigir derechos desde sus magníficas creaciones y recreaciones como: Dignificada, en ritmo de cumbia, Corre morenita, en ritmo de tambora, Aguacero 'e mayo en ritmo de cumbia, Eres bella en ritmo de porro.

La parte cultural se terminaba con una sensación plena, vibrante, pero de pronto es como que la Minga no quisiera acabarse. Un sector de público aún permanece de pie hasta las últimas consecuencias, motivo casi obligado para la espontaneidad salga a flote y entonces Joseito de Guatemala, Lucho Deza del Perú; guitarra y charango en ristre ofrecerán un repertorio ameno con temas de distintos puntos del continente.

Fin de la Minga por las víctimas climáticas en el norte peruano, un gesto de amor impregnado de arte para una reconstrucción e inicio de nuevos desafíos, nuevas alianzas, nuevos lazos pro vida, pro derechos humanos. Pro planeta de buena agua y tierra firme.

Carlos Garay et Javier Peralta

Carlos Garay es un autentico exponente de la música criolla peruana en París, decimos esto, no sólo por la ejecución de la guitarra, sino por el rescate de cantautores de este género que cada vez van pasando pasando al olvido Identificado con el que hacer social, político, ecológico, esta vez Carlos Garay y Javier Peralta han conformado un dúo -revelación- para ofrecernos un repertorio en esta cita solidaria.
Emma ROBLES

Cariñosamente llamada Urpichallay, que en quechua quiere decir palomita, viene de un largo vuelo después de atravesar los andes y el charco atlántico para reinstalarse en París, donde vive y estudia.
Ella estuvo presente también en esta cruzada por la reconstrucción y por la esperanza de levantar juntos un mundo más vivible.
Emma Robles va a recordarnos lo que hace un tiempo escribió
José María Arguedas y César Vallejo.


Josette SIRONVAL

Es una amiga espiritual del Perú,su sensibilidad ecológica-social siempre le ha llevado a participar con nuestras propuestas políticas-culturales, desde que el Comité de Solidarité avec Cajamarca inició sus actos en defensa del Agua.
Esta vez Josette Sironval nos acompañó para reflexionar sobre las víctimas de siempre;
Los nadie como lo ha nombrado Eduardo Galeano.


~~~~~~~~

Présentation des 2 ''mini-projets''

 par José MONTES et Françoise CHAMBEU
au nom du Comité Solidarité  avec CAJAMARCA


Réaménagement de la cantine populaire du club de mères Fortuna Vega Alarcon 
HUANCHACO, TRUJILLO

~~~~~~~~

Réaménagement de la cantine scolaire la cantine  des enfants de l'école de Sialupe Baca Rio Hondo-Mochuli, LAMBAYEQUE

~~~~~~~~




Cejuela

Un grupo que se implica y aplica en esparcir en París y en Francia las pulsiones
musicales y poéticas del Perú y nuestra América sureña.
Constituido por músicos de diferentes horizontes esta agrupación ha devenido
una referencia identitaria para un sector de la comunidad.


Ivan Blas et Julio Salazar


Danitza Cornejo

Ha nacido en el sur del Perú pero esta vez vino del norte de Francia; donde
radica y enseña y, desde donde se suma con su voz, con su talento, con su espíritu a las causas colectivas que también son las nuestras.
Y ella no sólo canta, también milita en los ideales por defender la Pachamama, la justicia y por ende la vida. Es por eso que ahora estuvo con nosotros y entre nosotros.



Aquelarre

Aquelarre es el nombre de un grupo de mujeres de varias nacionalidades radicadas
en Francia, que apoyan iniciativas de mujeres en América latina por medio de canciones,
análisis, escritos, arte callejero y otras formas de intervención seria, irreverente o
improvisada.

        Un grand merci à toute notre équipe d'organisation et 
            au travail extraordinaire de nos ''chefs'' militants


Fanny BENAVIDES

~~~~~~~~


Rap écrit  par Ivan Blas pour cette soirée
Interprété par Cejuela et Ivan Blas

Bisnes Clima

Desastre lastre,
no te lo buscaste,
son la consecuencias
del desarrollismo
del vampirismo,
del egoismo,
del ecosidio

Señor ministro
pase la factura
al extractivismo
que son los mismos,
que son los mismos
políticos culpables
de este cataclismo.

Valeee

El poder tiene mala conciencia
la desgracia se ha vuelto tendencia
el sistema no siente ni piensa

Fiero, fiero poder financiero
de todas las catástrofes cosechas dinero
Fiero fiero lobista usurero
fabricas la miseria y te forras primero

Desastre lastre,
desastre lastre
no te lo buscaste,
el neoliberalismo
nos lleva al arrastre

fiero fiero estado fulero
mafia odebretch y los graña montero


Business Climat

Désastre, calamité
Tu ne l’as pas cherché
Sont la conséquence
Du développement à outrance
Du vampirisme
De l’égoïsme
De l’écocide

Monsieur le ministre,
Envoyez la facture
À l’extractivisme,
Car les politiciens sont les coupables
De ce cataclysme
Sont les mêmes
Sont les mêmes.

OK/ d’accord

Le pouvoir a mauvaise conscience
La disgrâce est devenue tendance
Le système ne ressent rien ni ne pense

Féroce, cruel pouvoir financier
Tu récoltes de l’argent sur toutes les catastrophes
Féroce, cruel usurier lobbyiste
Tu fabriques la misère et te remplis les poches en premier

Désastre, calamité
Désastre, calamité
Tu ne l’as pas cherché
Le néolibéralisme
Nous mène au tombeau

Féroce, cruel État escroc
Mafia Odebrecht et les Graña y Montero



dimanche 10 septembre 2017

ACTION SOLIDAIRE AVEC LES VICTIMES CLIMATIQUES - PEROU le Vendredi 22 septembre 2017


RAPPEL   

ON SE RETROUVE TOUS LE 22 SEPTEMBRE !!!






VENDREDI 22 SEPTEMBRE à 18H30 
Espace ROBESPIERRE - IVRY-SUR-SEINE , 2 rue Robespierre (métro Mairie d’IVRY) 

TABLE-RONDE : LE NINO CHANGE-T-IL ? 
Impacts, réchauffement climatique et défis de la reconstruction.

Les évènements climatiques extrêmes se multiplient, s’intensifient et s’accélèrent sur tous les continents : les tragédies survenues récemment au Sierra Leone (500 victimes mortelles) et au Texas font revivre aux communautés péruviennes et colombiennes les désastres de mars et avril derniers.

Au Pérou , le phénomène d’EL NINO s’est traduit par un bilan dramatique en termes de vies humaines :115 victimes mortelles, 180.000 sans abri et 1 million de sinistrés ; en Colombie, à Mocoa, la coulée de boue suite aux pluies torrentielles a provoqué 250 victimes mortelles.

Partout les mêmes images de désespoir et de stupeur , la même urgence d’évacuer les habitants et de sauver des vies, d’abriter, d’alimenter et de soigner les sinistrés

6 mois après le désastre d’EL NINO , le Pérou vit l’étape de la reconstruction .C’est aussi le temps de la réflexion . Dans un pays situé dans une zone sismique et particulièrement vulnérable au changement climatique où 60 % de la population vit dans une zone à risque, il nous semble urgent de comprendre pour pouvoir agir et envisager l’avenir .

Des experts répondront à nos questions :
Quelles sont les liens entre le phénomène d’EL NINO, le réchauffement climatique et l’extractivisme ? Quelles sont les responsabilités humaines dans le processus de réchauffement climatique et d’ intensification du phénomène d’EL NINO ?
Qui sont les victimes ? qui sont les responsables ?
Quelles sont les responsabilités politiques et les défis posés par la reconstruction ?
Comment envisager l’avenir?
Dans le cadre de l’évènement solidaire avec les victimes climatiques du Pérou MINGA POUR LA RECONSTRUCTION

organisé par le Comité de Solidarité avec Cajamarca- France Amérique Latine et le Colectivo de Peruanos en Francia

Nous vous attendons nombreux !











mercredi 19 juillet 2017

Vendredi 22 septembre 2017 : ACTION SOLIDAIRE AVEC LES VICTIMES CLIMATIQUES - PEROU






22 SEPTEMBRE 2017- 19h - 
IVRY-SUR-SEINE 

ACTION SOLIDAIRE AVEC LES VICTIMES CLIMATIQUES 
PEROU 

LE DÉFI DE LA RECONSTRUCTION

L’ampleur de la catastrophe humaine, sociale et économique provoquée par le phénomène 
d’EL Nino Costero au Pérou a dépassé toutes les prévisions et entraîné des conséquences dramatiques pour la population principalement de la Côte Nord du Pérou. 

Pluies torrentielles, débordements des rivières, maisons, quartiers et villages isolés et inondés, routes coupées, ponts effondrés, glissements de terrain ont provoqué un véritable désastre et un bilan terrifiant en termes de vies humaines et de dégâts. La presse internationale, comparant ces résultats avec ceux des pays voisins, a mis en avant les défaillances de la prévention et de l’infrastructure au Pérou. 

Trois régions ont été particulièrement frappées par le déluge :Tumbes, Piura et Lambayeque mais les dégâts se sont étendus également aux régions de La Libertad, Cajamarca, Ancash et même Lima. 

Les images et les chiffres parlent d’eux-mêmes : 

  • 114 victimes mortelles, 42 blessés et 18 disparus .....
  • 180.000 sans-abri et 1 million de personnes affectées 
  • 250.000 maisons et 5800 kms de routes détruites (selon les rapports officiels). 
  • Une crise sanitaire sur la côte nord du Pérou avec une épidémie de dengue sans précédent (12.400 personnes contaminées et 19 décès selon l’organisation mondiale de la santé). 

Le phénomène d’ « EL NINO COSTERO » (l’enfant Jésus) , baptisé ainsi par les pêcheurs de la côte péruvienne et équatorienne puis par les scientifiques pour désigner ce courant océanique chaud qui apparaît au moment de Noël , élève la température et le niveau des eaux de l’Océan Pacifique et provoque des pluies intenses. Le réchauffement climatique global imputable aux activités humaines en accélère la fréquence et l’intensité. 

Après la phase d’urgence d’évacuation et d’aide aux populations sinistrées, pendant laquelle sont intervenues les instances gouvernementales, les organisations internationales et les grandes associations mais aussi la population civile péruvienne à travers un grand élan de solidarité et de générosité, le temps de la RECONSTRUCTION est arrivé. 

Au Pérou, le désastre a permis de mettre au centre du débat politique le défi de la reconstruction indissociable de la réflexion sur les responsabilités et la prévention des phénomènes climatiques extrêmes dans un pays particulièrement vulnérable aux conséquences du réchauffement climatique. Nous voulons comprendre l’origine d’un phénomène climatique qualifié trop souvent de « naturel » grâce aux interventions d’experts et de scientifiques, mais nous nous interrogeons également sur les responsabilités politiques en termes de prévision, gestion, construction d’infrastructures et d’aménagement du territoire. 

La phase actuelle de « reconstruction avec changement » initiée par la loi du 29 avril (loi 30556) proposée par le gouvernement de Pedro Pablo KUCZYNSKI , votée grâce à un pacte avec Fuerza Popular (Fujimoristes), et avec l’appui de la CONFIEP (Con-fédération Nationale des entrepreneurs privés) ne peut que nous inquiéter et préfigurer une répétition alarmante des erreurs passées et la pression des lobbyistes.

Le fait de nommer comme directeur administratif de l’autorité responsable de la reconstruction 
Pablo de la Flor, ex-Ministre du Tourisme de Fujimori , ancien vice-Président de l’entreprise minière Antamina (l’un des gisements de cuivre les plus importants au monde), et négociateur de l’accord de libre-échange avec les Etats Unis, était déjà un signe fort d’une politique néo-libérale visant à octroyer totalement au secteur privé le soin d’exécuter les grands travaux, c’est-à-dire de « faire des affaires » grâce au désastre et selon les lois du marché. 

Le voyage récent du Président péruvien en Europe (France et Espagne), son appel à la coopération bilatérale et aux investissements des multinationales pour la reconstruction, entendu et chaleureusement accueilli par ces dernières, n’a fait que confirmer cette politique. Le secteur de l’eau (infrastructure et assainissement), intéresse tout particulièrement les investisseurs français. 

Les mesures contenues dans la loi votée récemment ne garantissent ni la protection du patrimoine culturel, archéologique ou environnemental du pays, ni celle des terres des populations paysannes et des victimes. Par ailleurs, le contrôle des autorités publiques sur la supervision de l’exécution des travaux et les avis de professionnels des collèges d’architectes ou d’ingénieurs n’étant pas garantis, elle ouvre la porte à tous les abus, irresponsabilités et à la poursuite d’une corruption endémique généralisée.

Dans un pays situé dans une zone sismique, particulièrement vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes amenés à devenir chaque fois plus fréquents et violents, où 60 % de la population vit dans une zone à risque, où 7 millions d’habitants n’ont pas d’accès à l’eau et à l’assainissement, une reconstruction sans aménagement du territoire, ni décentralisation régionale, sans politique de logement social et sans participation citoyenne ne peut que conduire à de nouvelles catastrophes futures et augmenter le nombre de victimes climatiques dans les années à venir. 

A l’heure où les Etats Unis, sous l’impulsion du gouvernement de Donald Trump, décident de se retirer de l’accord de Paris de 2015, manifestent une attitude irresponsable et inacceptable de déni du réchauffement climatique, les victimes climatiques « d’El Nino » du Pérou sont là pour nous rappeler la réalité d’une crise globale menaçant l’avenir de notre planète. 

Nous ne pouvons « laissez faire » et appelons les citoyens et organisations démocratiques à se solidariser avec les populations victimes et vulnérables pour exiger des responsables politiques une reconstruction sans corruption qui privilégie le développement durable et l’avenir des hommes plutôt que l’enrichissement de certains grâce aux « catastrophes et au malheur des autres » selon une logique économique et politique dévastatrice.

Justice et solidarité avec les victimes ! 

Reconstruction sans corruption ! 

Participation et contrôle citoyens !





Acción de solidaridad con las víctimas climáticas-Perú. 
El desafio de la reconstrucción

La amplitud de la catástrofe humana, social y económica provocada por el fenómeno del Niño  costero en Perú ha superado  todas las previsiones implicando consecuencias dramáticas para la población principalmente de la Costa norte del Perú.
Lluvias torrenciales, desbordamientos de ríos, casas, barrios y pueblos aislados e inundados, carreteras cortadas, puentes caídos, deslizamientos de terrenos provocaron un verdadero desastre y un balance aterrador en términos de vidas humanas y de daños. La prensa internacional, al comparar  esos resultados con los de los países vecinos, ha puesto de relieve las fallas de la prevención y de infraestructura de Perú.
Tres regiones han sido particularmente golpeadas por el diluvio: Tumbes, Piura y Lambayeque y los daños se han extendido también a las regiones de La Libertad, Cajamarca, Ancash e incluso Lima.
Las imágenes y las cifras hablan por ellas mismas:
- 114 muertos, 42 heridos y 189 desaparecidos
- 180.000 sin techo y  un millón de personas afectadas
- 250.000 casas y 5800 kms de carreteras destruidas (según los informes oficiales).
- una crisis sanitaria en la  Costa Norte del Perú y una epidemia de dengue sin precedentes (12.400 personas contaminadas y 19 fallecimientos según la Organización Mundial de la Salud).

El fenómeno del "Niño Costero" (el niño Jesús), bautizado así por los pescadores de la costa Peruana y Ecuatoriana y luego por los científicos para designar esta corriente océanica caliente que aparece en la época de Navidad, aumenta la temperatura y los niveles de las aguas del Océano Pacífico  provocando lluvias intensas. El calentamieno climático global imputable a las actividades humanas  acelera la frecuencia y la intensidad.
Después de la fase de urgencia de evacuación y de ayuda a las poblaciones afectadas, durante la cual intervinieron las instancias governamentales, las organizaciones internacionales y las grandes asociaciones como también la población civil peruana gracias a un gran movimiento  de solidaridad y de generosidad, el tiempo de la RE-CONSTRUCCIóN  ha llegado.
En Perú, el desastre ha permitido poner en el centro del debate político el desafio de la reconstrucción indisociable de la reflexión sobre las responsabilidades y la prevención de los fenómenos climáticos extremos en un país particularmente vulnerable a las consecuencias del calentamiento climático.
Queremos entender el origen de un fenómeno climático calificado con mucha frecuencia, de "natural" gracias a las intervenciones de los expertos y de los científicos pero  nos interrogamos igualmente sobre las responsabilidades políticas en termino de previsión gestión, construcción de infraestructuras y de planificación  del territorio.
La fase actual de "reconstrucción y cambio" iniciado por ley del 29 de abril (ley 30556) propuesta por el gobierno de Pedro Pablo KUCZYNSKI, votada gracias a un pacto con Fuerza Popular (Fujimoristas), y con el apoyo de la CONFIEP (Confederación Nacional de empresarios privados) no deja de preocuparnos y prefigurar una repetición alarmante de los errores pasados y la presión de los lobistas.
El hecho de nombrar como director administrativo de la instancia responsable de la reconstrucción Pablo de la Flor,  ex-ministro de turismo de Fujimori, antinguo vice presidente de la empresa minera Antamina (uno de los yacimientos de cobre más importantes en el mundo), y negociador del acuerdo de libre cambio con Estados Unidos, era ya una fuerte señal de una política neoliberal  encaminada a otorgar totalmente al sector privado la ejecución de grandes obras, es decir "hacer negocios" gracias al desastre y  de acuerdo a las leyes del mercado.
El reciente viaje del presidente peruano a Europa (Francia y España), su llamado a la cooperación bilateral y a las inversiones de las multinacionales para la reconstrucción, escuchado y calurosamente acojido por esta últimas,  ha permitido confirmar esta política. El sector del agua (infraestructura y saneamiento), interesa particularmente a los inversionistas franceses.
Las medidas contenidas en la ley aprobada recientemente no garantizan ni la protección del patrimonio cultural, arqueólogico o del medio ambiente del país, ni de las tierras de las poblaciones campesinas y de las víctimas. Por otra parte,  dado que no está garantizados ni el control de las autoridades públicas en la supervisión y la ejecución de las obras, ni las opiniones de los profesionales de las escuelas de arquitectos o de ingenieros, esta ley  abre la puerta a toda clase de abusos, irresponsabilidades y a la continuidad de una corrupción endémica generalizada.

En un país situado en una región sísmica, particularmente vulnerable a los fenómenos climáticos extremos que  tenderan a ser cada vez más frecuentes y violentos, donde el 60% de la población vive en una zona a riesgo, en donde 7 millones de habitantes no tienen acceso ni al agua y ni al saneamiento, una reconstrucción sin planificación del territorio, ni decentralización regional, sin política de habitación social y sin participación ciudadana, sólo  puede llevar a nuevas catástrofes en el futuro y a un aumento del número de víctimas climáticas en los  próximos años.
Ahora que los Estados Unidos, bajo el impulso del gobierno de Donald Trump, deciden retirarse de los acuerdos de París en 2015, demostrando une actitud irresponsable e inaceptable ante la negación del calentamiento climático,  las víctimas climáticas "del Niño" del Perú están ahí para recordarnos la realidad de una crisis global que amenaza el futuro de nuestro planeta.
Nos podemos permitirlo y llamamos a los ciudadanos y a las organizaciones democráticas a solidarizarse con las poblaciones víctimas y vulnerables para exigir de los responsables políticos une reconstrucción sin corrupción que priorice  el desarrollo durable y el futuro de los humanos al enriquecimiento de algunos gracias a las "catastrofes y a la desgracia de los otros" según una lógica económica y política devastadora.

¡Justicia y solidaridad con las víctimas!
¡Reconstrucción sin corrupción!
¡Participación y control ciudadanos! 












mardi 4 juillet 2017

Alerta informativa : provincia CERRO DE PASCO

 
www.conflictosmineros.org.pe  
Alerta informativa

FRENTE AL DESASTRE AMBIENTAL QUE AFRONTA PASCO
COMUNICADO DE LA COORDINADORA NACIONAL DE DERECHOS HUMANOS

(Foto: El Comercio)

La CNDDHH frente al desastre ambiental que afrontan las ciudadanas y ciudadanos del distrito de Simón Bolívar, provincia de Cerro de Pasco, urge a los ministerios responsables a tomar acciones inmediatas para salvaguardar su vida y su salud

El Centro de Salud Ocupacional y Protección del Ambiente (CENSOPAS), del MINSA, encontró 120% de plomo en la sangre de una niña de año y medio, en el año 2006, situación por la que estarían pasando otras niñas y niños de la región Pasco, registrándose graves enfermedades, incluso muertes. Sin embargo aún no hay medidas estatales eficaces frente a este desastre ambiental que está atentando contra el derecho a la vida y la salud de una población entera.
A pesar que en mayo de 2012 se declaró el distrito en estado de emergencia, mediante Resolución Ministerial de N° 117-2012-MINAM, no se tomaron medidas efectivas para asegurar el derecho a la vida y la salud de la población afectada. Es por esto que, ante la falta de atención a sus justos reclamos, en septiembre de 2015 la ciudadanía de Simón Bolívar realizó una marcha de sacrificio a la ciudad de Lima, aunque nuevamente sus pedidos no fueran atendidos por el gobierno del entonces presidente Humala Tasso.
Incrementando este sufrimiento y olvido por parte del Estado de una población entera contaminada, el actual gobierno publicó este 7 de junio el Decreto Supremo N° 003-2017-MINAM, mediante el cual se flexibiliza el ECA del aire y eleva el parámetro de emisión de dióxido de azufre diario de 20 ug/m3 a 250 ug/m3 e incrementa el número de veces en que una empresa puede superar dicho parámetro, de 3 veces al año a 7 veces por año, entre otras medidas; todos estos cambios implican un mayor deterioro en la calidad de vida de las personas ya afectadas y con graves enfermedades producto de la contaminación por metales pesados. Este decreto también favorece el accionar del Complejo Metalúrgico de La Oroya.
Desde el 13 de junio del presente año, nuevamente la ciudadanía del distrito de Simón Bolívar incluyendo niñas y niños, entre quienes se encuentran pacientes con cáncer y leucemia (muy probablemente producto de la contaminación por metales pesados en su comunidad), han llegado a la ciudad de Lima y se encuentran encadenados en las rejas del Ministerio de Salud demandando una urgente solución frente a la tragedia ambiental que sufren. Hasta ahora sus reclamos no han sido atendidos con seriedad y compromiso firme de tomar las medidas necesarias para salvaguardar su derecho a la vida y a la salud.
Su pedido urgente es la construcción de un centro de salud con capacidad de atención y desintoxicación de estos graves casos, el diagnóstico y atención a toda la ciudadanía de Cerro de Pasco; además del cierre de los pasivos ambientales con geomembranas que rodeen los asentamientos humanos de Cerro de Pasco; la arborización de toda la ciudad; la pavimentación de pistas y veredas con el objetivo mitigar la contaminación del suelo, agua y aire; entre otros requerimientos.
La situación empeora dado que, lejos de escuchar sus justos reclamos, se les ha denunciado ante el Poder Judicial por violencia familiar y ante la Dirección de Investigación Tutelar del Ministerio de la Mujer y Poblaciones Vulnerables; lo cual agrava la situación de afectación de las niñas y niños pudiendo incluso separarlas y separarlos de sus padres y generar un contexto de violencia social, con lo cual se afectará aún más su salud física y emocional.
Desde la Coordinadora Nacional de Derechos Humanos urgimos a los ministerios responsables (PCM, MINSA, MINEM, MINAM, MINJUS y Vivienda) a atender esta situación, cabe señalar que a la fecha el Ministerio de Salud no cuenta con un protocolo ni programa de atención apropiados para enfrentar esta emergencia. Esta emergencia debe ser liderada y asumida desde la Presidencia del Consejo de Ministros de manera efectiva, no se puede seguir poniendo trabas a las justas demandas de la ciudadanía de Cerro de Pasco.
De igual manera exhortamos a las autoridades responsables del sistema de justicia a resolver esta situación sin interferencias políticas y bajo el más absoluto respeto del Estado de derecho, velando siempre por el principio del interés superior del niño para evitar situaciones que pudieran agravar aún más su integridad.

Lima, 21 de junio de 2017

Coordinadora Nacional de Derechos Humanos