vendredi 11 décembre 2015

COP21 A PARIS - LA LUTTE POUR LE CLIMAT ET POUR LA MERE TERRE NE FAIT QUE COMMENCER

COP21 EN PARIS - LA LUCHA POR EL CLIMA Y POR LA MADRE TIERRA SOLO EMPIEZA
 
Les samedi et dimanche 5 et 6 décembre, le Sommet Citoyen avec son « Village mondial des alternatives » à l’initiative du mouvement Alternatiba (présent dans plus de 70 villes) et son Forum-Climat appuyé par la Coalition Climat21 (plus de 150 associations et ONG), a rassemblé quelques 30.000 personnes malgré l’Etat d’urgence. Un grand succès, une grande fête populaire participative et réflexive ! Tous  et toutes ont voulu  montrer que seulement  par en bas, seulement par la mobilisation de la société civile qui prend entre ses mains son propre sort il pouvait être trouvé des solutions et mis un terme au dérèglement climatique, à la destruction des bases mêmes de la vie humaine sur la Planète.   
 
300 stands… 300  tentes blanches animées passionnément par ceux qui dans le monde entier, parmi  les populations les plus diverses cherchent en commun à partager et préserver le commun. 240 conférences du samedi au dimanche soir dans des espaces divers de la ville de Montreuil ! De Cajamarca à Paris Changer le système,  pas le Climat ! Voilà ce qui motivait les visites et discussions les plus diverses face aux solutions que ici et là les peuples expérimentent et mettent ensemble, les combats contre lesquels ils affrontent les vrais responsables du dérèglement climatique. Le dimanche à 12 h Place centrale du Village « Une Assemblée des peuples » se rassemblait massivement pour dire : « pour la transition de l’énergie durable l’ argent existe ! il est dans les banques et dans les Paradis fiscaux  que ces capitaux accumulent et camouflent : annulation des dettes multilatérales ! arrêt de l’évasion fiscale ! taxe mondiale pour toute transaction financière, fin des subventions aux combustibles fossiles ! Dans les nombreux ateliers et conférences des mesures encore plus fortes étaient mises en discussion  dont nous poursuivrons l’examen.
 
Le Comité de Solidarité avec Cajamarca accompagné de AYNI (association franco-péruvienne amie pour une agriculture soutenable) a pris toute sa place dans ce grand mouvement. Avec les 2  tentes installées dans le quartier «  Droits, solidarités et migrations »  au milieu de 11 quartiers comme par exemple celui du « climat et énergie », ou « Alimentation et agriculture », ou « éducation et mobilité », « Habitat »  etc… Le Comité de Solidarité  a joint aux voix des luttes et recherches venues du monde entier  celle venue des luttes  des populations du Pérou contre les mégas projets miniers destructeurs de l’ environnement, de l’ eau, de la vie. Conga no va y  Tìa Marìa tampoco !… C’est le cri que nous avons transmis ici. Avec une exposition de photos exposant le problème de l’eau au Pérou et une autre très suivie et commentée « La Lutte des Femmes paysannes du Pérou » nous avons pu attirer l’attention des très nombreux visiteurs. (voir reportage ci-après) Le cas de Màxima Acuña de Chaupe qui, bien qu’elle vienne de recevoir le Prix des Droits de l’Homme 2015 par la CNDD, se trouve en ce moment à nouveau dans une situation très difficile, a été particulièrement exposé.
 


Le dimanche 6 décembre à 14h dans une salle du lycée Jean Jaurés de Montreuil dans une salle comble nous avons projeté le film « Mujer del agua –Femme de l’eau » filmé cet été avec les femmes de la communauté de Kañaris par notre camarade Françoise Chambeu suivi d’un débat avec Gérald Lebrun et Dalila Atalaya sur « Les femmes, le climat et la lutte contre l’ extractivisme minier ». (voir lien).

Présentation du documentaire Femme de l'eau à Montreuil
Les contacts pris avec de très nombreuses associations, la présence d’organisations venues du Pérou et de nombreux pays d’Amérique Latine, les multiples discussions et adresses échangées doivent permettre de renforcer cette tâche de la solidarité en faveur de  laquelle notre Comité s’est engagé .
Lors de l’acte qui a conclu collectivement ces deux importantes  journées le dimanche 6 décembre, un appel a été lancé pour l’organisation d’un mouvement mondial par en bas qui contribue à rendre plus fortes encore la volonté et l’initiative de la Société civile. Une réponse en quelques sortes à la préoccupation exprimée dans le message des ronderos de Cajamarca et Kañaris que nous avons fait connaître lors de notre réunion du 24 novembre à la Maison de l’Amérique Latine.  Maintenir la mobilisation aux delà de la COP21 nous parait indispensable, en effet cette COP21 s’avère plus que décevante, il suffit de s’en référer à l’article 2 de la convention qui fixe les objectifs de celle-ci, en effet si on compare le contenu de l’article 2 tel que écrit dans la convention précédente :
This Agreement shall be implemented on the basis of equity and science, and in accordance with the principle of [equity and] common but differentiated responsibilities and respective capabilities, [in the light of different national circumstances,] [the principles and provisions of the Convention], while ensuring the integrity and resilience of natural ecosystems, [the integrity of Mother Earth, the protection of health, a just transition of the workforce and creation of decent work and quality jobs in accordance with nationally defined development priorities] and the respect, protection, promotion and fulfilment of human rights for all, including indigenous peoples, including the right to health and sustainable development, [including the right of people under occupation] and to ensure gender equality and the full and equal participation of women, [and intergenerational equity].

Avec le libelle de l’article 2 dans le dernier Draft présenté le 5 décembre :
This Agreement shall be implemented on the basis of equity and science, and in accordance with the principle of equity and common but differentiated responsibilities and respective capabilities, in the light of different national circumstances, and on the basis of respect for human rights and the promotion of gender equality [and the right of peoples under occupation

Plus de référence à la Terre mère, à la protection de l’environnement, au droit à la santé, au développement durable, au droit des peuples indigènes, une référence limitée au droit des femmes, plus de contraintes pour les pays de respecter les droits fondamentaux, chaque pays fait ce qu’il veut « en fonction des différentes circonstances nationales » , comme le rappelle Maxime Combes dans son blog (voir lien), on peut non seulement parler  « d’indigence », mais surtout d’une incroyable régression.
Le comité de solidarité avec Cajamarca  est dans son essence même un organe de défense des communautés paysannes et autochtones, nous ne pouvons que nous solidariser avec les autres organisations qui sont venues à Paris avec le même objectif. Nous sommes solidaires de La Via Campesina (voir lien quand elle réaffirme son engagement pour une agriculture biologique respectueuse de la mère terre et de la nature, quand elle réaffirme  sa lutte contre la privatisation des semences et contre l’expropriation des terres au profit des compagnies extractives, des grands projets d’infrastructure à l’utilité contestable ou des grandes monocultures basées sur l’utilisation massive des semences OGM et d’intrants chimiques qui détruisent les sols et contaminent l’environnement. Tout les intervenants de Via Campesina des régions affectées par les grands projets extractivistes et en particulier miniers, ont réaffirmé leurs craintes et leurs oppositions à ces projets destructeurs et contaminants.
Assemblée de la Via Campesina au 104

Nous nous sentons concerné par la campagne « keep oil in the ground », alors que l’Amazonie et tous les peuples autochtones de l’Amazonie sont menacés par l’extractivisme au sens le plus large en incluant les grands projets d’Agro Business.
La forêt amazonienne est dune importance fondamentale pour la survie de notre planète et des peuples autochtones qui l’appellent « la maison ». L'Agence internationale de l'énergie est sans équivoque: les deux tiers des combustibles fossiles doivent être conservés dans le sol pour éviter la catastrophe climatique. Compte tenu de la directive de la science de garder le pétrole dans le sol et les nécessités de nos alliés autochtones, le bassin de l'Amazone est l'endroit parfait pour commencer. Laisser le pétrole dans le sol! – Amazon Watch (voir lien)

Nous nous sentons solidaires de la lutte des femmes (Marche Mondiale des Femmes) pour leur droit, d’autant plus victimes quand elles sont pauvres, paysannes et indigènes, comme l’est Maxima, maintenue prisonnière dans son propre terrain par une compagnie minière sans scrupule.


La Marche Mondiale des femmes présente à Montreuil

Face, au mieux à l’indifférence et à l’immobilisme des Etats et des institutions et au pire à la violence débridée et grandissante de certains gouvernements et des multinationales  extractives, face aux catastrophes environnementales et climatiques qui s’annoncent nous ne pouvons que continuer à nous mobiliser en commençant par ce Samedi 12 décembre à 14H face à la Tour Eiffel (voir lien).

 
 

 

mardi 8 décembre 2015

ACTIVITES DU COMITE DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA LES 5 ET 6 DECEMBRE

Participation du comité de solidarité avec Cajamarca et de Ayni-France au « village mondial des alternatives » VMA de Montreuil organisé par Alternatiba et au forum climat organisé par la coalition21.
Participación del Comité de Solidaridad con Cajamarca y de la asociación Ayni-Francia en el “pueblo mundial de las alternativas”  (VMA) de Montreuil organizado por Alternatiba y en el foro clima organizado por la coalition21.
Le VMA Montreuil


 

 
Photos des stands du CS Cajamarca et d'Ayni



 

Exposition photo sur la résistance des femmes au Pérou
 
 
 


 

Con las compañeras de ONAMIAP



 
Avec la participation musicale de Flora
 


Et la participation de Théodore, l'ours polaire menacé par le réchauffement climatique


Flora devant une fresque murale inspirée de la photo de Rosa Sara

 
Projection du documentaire Yaku Warmi et conférence débat au lycée Jean Jaurés
 
Malgré les difficultés d’accès et l’étroitesse de la  salle du Lycée Jean Jaurés de Montreuil  ou était projeté le film,  le public  était nombreux (debout  et assis par terre), les applaudissements chaleureux et  l’émotion était  grande.
Avec la participation  de représentantes de la Marche Mondiale des Femmes du Pérou (Rosa Guillen) et du continent africain, de la Confédération paysanne du Pérou (Blandina CONTRERAS YANC.) et d’un  représentant de la communauté aymara de Puno Pérou, Saturnino CALLO, le débat avec la réalisatrice et les représentants du comité de solidarité avec Cajamarca( Gérald Lebrun) et de AYNI France (Dalila Atalaya)  s’est révélé particulièrement fructueux
Une diffusion ultérieure du film « MUJER DEL AGUA, Yaku Warmi, sur Rosa Sara  HUAMAN RINZA de la communauté quechua Kañaris (Lambayeque, Pérou) en salle et  dans de meilleures  conditions techniques  est d’ores et déjà prévue.

 






 
Con las compañeras de la Marcha Mundial de las Mujeres (World March of Women)
 
 
 

mardi 1 décembre 2015

LE COMITÉ DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA PRESENT DANS LA CHAINE HUMAINE DU 29 NOVEMBRE.

LE COMITÉ DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA PRESENT DANS LA CHAINE HUMAINE DU 29 NOVEMBRE.
La grande marche initialement prévue a été interdite par le gouvernement, officiellement pour des questions de sécurité, en prétextant l'état d'urgence imposé après les attentats, mais entre 6000 et 10.000 personnes de tous les continents se sont réunies pour former une chaîne humaine à la veille de la COP21.
 
GRAN CADENA HUMANA EN PARIS ESTE DOMINGO 29 DE NOVIEMBRE, EL COMITÉ DE SOLIDARIDAD CON CAJAMARCA PRESENTE.
La gran marcha inicialmente prevista fue prohibida por el gobierno que alegó problemas de seguridad y aprovechó del estado de emergencia impuesto después de los atentados, sin embargo entre 6000 y 10000 personas de todos los continentes se congregaron para constituir una gran cadena humana en víspera de la COP21.
 
Vue générale de la chaîne humaine en formation

Le comité de solidarité avec Cajamarca dans la chaîne humaine


 

Les représentants du peuple Ashaninka également présent dans la chaîne humaine

 

jeudi 26 novembre 2015

CONFERENCE-DEBAT « DEREGLEMENT CLIMATIQUE et EXTRACTIVISME » du 24 NOVEMBRE

A Paris, le mardi 24 novembre, à l' appel du Comité de Solidarité avec Cajamarca, s'est tenue une importante réunion citoyenne dans l' auditorium comble de la Maison de l' Amérique Latine, dans le cadre de la lutte contre l' injustice climatique et de toutes les initiatives alternatives de la société civile en défense du climat.
 
 
 
 
Un appel poignant à l' unité internationale pour la défense du climat, venu de Ronderos de Cajamarca et Kañaris, "Palabras de ronderos" filmé cet été par Françoise Chambeu, a interpellé dès le début l' Assemblée. Pour  ces peuples qui, tout spécialement à Cajamarca, ont repris, précisément  ce 26 novembre, la voie de la lutte unie contre les méga projets miniers destructeurs de l' environnement, de l' eau, de la vie, facteurs aggravants des dérèglement climatiques, tous les présents se sont engagés à faire connaître cette lutte  lors de la mobilisation alternative citoyenne nationale et internationale qui s'organise face à la COP 21 et qui ne renoncera pas à répondre, malgré les interdictions, à l'urgence climatique.
 
Un intense débat s'est engagé après les rapports de Nicolas Sersiron et Gérald Lebrun sur la responsabilité des politiques extractivistes dans le réchauffement climatique. Des intervenants se sont élevés avec l' approbation générale, contre l'interdiction des manifestations en défense du Climat. La meilleure des réponses aux barbares assassinats de vendredi 13 novembre est en effet de se rassembler, d' échanger, de faire fonctionner l' intelligence et la solidarité active.
 
La présence ce soir là de plus d'une quinzaine de représentants mandatés d'associations, syndicats et organisations* et de messages d'appui au Comité de Solidarité avec Cajamarca, aux côtés des nombreux jeunes et moins jeunes citoyens français et latino américains présents, a contribué à montrer qu'ici à Paris nous nous préparons à occuper notre place dans cette solidarité. Nous ne manquerons de vous en informer.
 
Paris 26 Novembre Le Comité de Solidarité avec Cajamarca
 
France-Libertés-Fondation Mme Mitterand, Amnesty International, France Amérique Latine, la Coordination Eau Ile de France, le Comité Catholique contre la Faim CCFD, APPM, Terre des Hommes, le CADTM, Idle no more France, La Confédération paysanne, l' Union Syndicale Solidaires, EELV (Europe Ecologie Les Verts), le PCF, le NPA, L' "association sortir du Colonialisme", la sénatrice du Val de Marne Laurence Cohen, Lili de la Coalition Climat21, l'association Ayni ont manifesté leur solidarité par leur présence et leur message solidaire.

mercredi 28 octobre 2015

AGUAS DE ORO - DOCUMENTAIRE ITALIEN SUR MAXIMA ACUÑA DE CHAUPE


Reportage de Simona Carnino sur la résistance au projet minier Conga et en particulier sur l'incroyable résistance de Maxima Acuña de Chaupe y son calvaire de ces quatre dernières années (lien en italien).
 
Reportaje de Simona Carnino sobre la resistencia al proyecto minero Conga, y en particular, la increíble resistencia de Maxima Acuña de Chaupe y su calvario de estos últimos cuatro años (Enlace en italiano).




 

dimanche 25 octobre 2015

PROCHAINES ACTIVITES DU COMITE DE SOLIDARITE AVEC CAJAMARCA


Les 20 et 21 novembre 2015 le comité de solidarité avec Cajamarca sera présent au forum climats et migration du carrefour des associations parisiennes.

 


Le mardi 24 novembre à la maison de l'Amérique Latine (217 Bd St Germain - Paris 7è - Métro Solferino) à 21H, le comité de solidarité avec Cajamarca organisera une conférence débat sur le thème "DEREGLEMENT CLIMATIQUE et EXTRACTIVISME". Voir les liens (Démosphère) et (Facebook).

Avec Nicolas SERSIRON (CADTM), auteur de “Dette et Extractivisme »
Gerald LEBRUN (Comité de Solidarité avec Cajamarca –Pérou).
En introduction sera présenté en audio visuel un « Message du Pérou de Ronderos de Cajamarca et Kañaris » enregistré par Françoise CHAMBEU



A l’heure où notre attention est médiatiquement orientée vers la 21è Conférence des Nations unies sur le climat à Paris, et sachant que depuis la vingtaine d'années que ces conférences se réunissent les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de plus de 50% depuis 1990, nous tenons à approfondir notre réflexion et à nous pencher sur la responsabilité qu'ont dans cette crise climatique les politiques extractivistes.

Nous devons nous interroger sur le double langage des pouvoirs économiques et politiques qui consiste d’une part à tenter de se donner une image écologique en parlant du réchauffement climatique et de la limitation des émissions de gaz à effets de serre et continuer d’autre part à parler de croissance économique à tout prix.  Cela nous amène à une première question, pourquoi limiter le débat au seul problème climatique, alors que les atteintes à l’environnement sont multiples et toutes sont aussi menaçantes pour l’avenir que le simple réchauffement du climat.
 
Une autre contradiction apparait quand on affirme officiellement qu’il faut limiter nos émissions de gaz à effet de serre, mais que parallèlement on encourage et on développe comme jamais auparavant, la prospection et l’exploitation des ressources naturelles et en particulier des combustibles fossiles dans des conditions de plus en plus impactantes sur l’environnement.  Egalement nous devons constater que les principaux « puits de carbone » de la planète que constituent les forêts et en particulier les forêts tropicales disparaissent aujourd’hui à un rythme accéléré (et avec elle toute la biodiversité qu’elles contiennent). Enfin, nous devons dénoncer la multitude de « fausses » solutions que nous propose le monde économique, par exemple les bons carbone, qui permettent aux pollueurs de s’acheter une bonne conduite ou les « biocarburants » à base d’huile de palme ou d’éthanol qui sont un des principaux moteurs de la déforestation dans les pays tropicaux.

En effet nous constatons que partout dans le monde se multiplient les grands projets les plus géants possibles et les destructions qu'ils engendrent, non seulement exploitations minières, pétrolières et gazières mais aussi monocultures d'OGM imposant d'immenses "déserts verts", plantations d'arbres à croissance rapide,  grands barrages etc... La surconsommation d'eau mais surtout d'énergie de ces projets en fait une des sources principale des changements climatiques.  Les continents du « sud » sont les plus menacés
Les multinationales et les Etats n'ont qu'un but: sécuriser l’accès aux matières premières et continuer à alimenter ainsi les bourses financières des pays centraux. C'est le sens des traités de libre échange qui sont aujourd'hui élaborés. Or le délire extractiviste nourri par les grandes compagnies privées de l’énergie, des matières premières, de l' agro industrie, des transports et des infrastructures, provoque des catastrophes humaines et environnementales sur tout les continents.
 
Les populations affectées par ces projets payent parfois le prix du sang et ce le plus souvent dans l’indifférence générale, par exemple, en Papouasie occidentale, ce sont des dizaines de milliers de Papous qui ont été massacrés, sans aucune médiatisation, par l’armée indonésienne dans cette région livrée aux compagnies minières, au Brésil ces dix dernières années près de 100 membres de la communauté Guarani-Kaiowá ont été assassinés en toute impunité par des hommes de main au service des grandes monocultures de soja et de canne à sucre qui veulent les évincer de leur territoire. Au Pérou, c’est près de 300 personnes qui, au cours de ces 10 dernières années, ont payés de leur vie leur résistance aux grands projets extractivistes. C’est du reste, le Pérou qui servira à illustrer ces processus pour l’Amérique Latine.

Comme nous y invite Nicolas Sersiron, utilisant le terme extractivisme dans un sens large, nous pouvons en fait diagnostiquer dans ce système un pillage généralisé, un pillage des ressources naturelles aux ressources financières en passant par les ressources humaines, englobant dans l' extractivisme toutes les accaparations-dépossessions en faveur de la course éperdue au profit, construisant une société chaque fois plus inégalitaire.

Nous essayerons de mieux comprendre les articulations entre politiques financières et commerciales et les projets extractivistes et quelle place occupe dans ce mécanisme le système de la dette.

A partir de cette réflexion et de cette discussion nous pourrons examiner les alternatives à ces activités climaticides et responsables de violations de droits humains à grande échelle. Sur la base des résistances que des populations entières engagent avec courage, comme celles des communautés paysannes du Pérou dont nous écouterons le message, nous pourrons dégager les actions solidaires unitaires nécessaires. 

vendredi 23 octobre 2015

YANACOCHA PREPARE LE TRANSVASEMENT DE L’EAU DU LAC EL PEROL

Este 20 de octubre del 2015, la visita de inspección de nuestros compañeros a la laguna El Perol demostró una vez más que la empresa Yanacocha sigue embaucando al mundo con su cuento de preparar la zona para enfrentar el fenómeno del Niño. Los compañeros pudieron verificar que se trataba de facto, de preparar el transvase del agua de la laguna El Perol. Por otro lado Yanacocha sigue bombeando las aguas de los acuíferos de la zona por sus operaciones y sigue consumiendo millones de M3 de agua sin ningún control de la autoridad regional del agua.

Ce 20 octobre 2015, la visite d’inspection de nos camarades ronderos au lac El Perol a démontré une fois de plus que Yanacocha continue de mentir sur ses travaux, en déclarant qu’ils sont simplement en train de préparer l’arrivée du phénomène météorologique El Niño. Les ronderos ont pu vérifier que ce que préparait Yanacocha, n’était ni plus ni moins que le transvasement de l’eau du lac El Perol. D’autre part, Yanacocha continue de pomper les réserves d’eaux pour ses propres opérations sans contrôle de l’agence régionale de l’eau.


 
Les interventions des ronderos après le constat de l'avancement des travaux de Yanacocha

A continuación, presentamos el video de los ronderos, la carta del gobierno regional de Cajamarca al director de la Autoridad Regional del Agua, carta del día 9 de octubre referente a la situación de la laguna El Perol y que permanece sin respuesta. También, presentamos las fotos tomadas el día 20 de octubre que demuestran la instalación de un sistema de bombeo y la construcción de un dique de contención. Además, se ve en una foto el uso de una maquina destinada a la perforación de agujeros para permitir la inserción de cargas explosivas.

Ci-dessous nous présentons la video de l'intervention des ronderos, la lettre du gouvernement régional de Cajamarca au directeur de l'Autorité Régionale de l'Eau lettre datée du 9 Octobre concernant la situation du lac El Perol et qui reste à ce jour sans réponse. En outre, nous présentons les photos prises le 20 Octobre montrant l'installation d'un système de pompage et la construction d'un barrage de contention. De plus, on peut voir dans une photo l’utilisation d’une machine conçue pour percer des trous qui vont permettre l'insertion de charges explosives.







Lettre du 9 octobre du gouvernement régional de Cajamarca à l'Autorité Régionale de l'eau



Mise en place d'un barrage de contention

 
Perforatrice pour la pose de charges explosives
 


 
Installation d'un système de pompage
 
 
 
 

RECOURS DE JURISTES CANADIENS CONTRE LE PROJET CONGA

Juristas canadienses presentan un recurso ante el tribunal constitucional del Perú contra el proyecto Conga por vulneración de los derechos fundamentales al agua, al medio ambiente, a la salud y a la vida de los pobladores de Cajamarca (Enlace).

Des juristes canadiens présentent un recours devant le Tribunal Constitutionnel du Pérou contre le projet Conga, pour atteinte aux droits fondamentaux à l'eau, à l'environnement et à la vie des habitants de Cajamarca (voir lien).


Dr Shin Imai, professeur de droit à l'Université Osgoode Hall



mardi 6 octobre 2015

LOS HABITANTES DE LA PROVINCIA DE PASCO SE MUEREN POR LA CONTAMINACION MINERA

 
En el mes de septiembre, los habitantes del distrito Simon Bolivar provincia de Pasco, iniciaron una marcha de sacrificio, es decir, recorrieron a pie los más de 300 kilómetros que les separaban de la Capital Lima. El motivo de la marcha, era conseguir del gobierno un plan de emergencia ambiental, ya que la mayoría de los habitantes y en particular los niños, tienen tasas de metales pesados muy encima de las normas aceptadas por la OMS y muchos presentan problemas de salud o de invalidez sumamente graves y directamente imputables a la contaminación. A pesar de los intentos de la policía para detener la marcha, a veces con violencia, ya que dos personas fueron golpeadas hasta perder el conocimiento, los pobladores llegaron a Lima después de dos semanas de una dura caminata.
 

En Septembre, la population du district de Simon Bolivar, province de Pasco, ont commencé une marche de sacrifice, c'est-à-dire qu’ils ont parcouru à pied les plus de 300 kilomètres qui les séparent de la capitale Lima. La raison pour entreprendre la marche était d'amener le gouvernement à mettre en place un plan d'urgence environnementale puisque la plupart des habitants et surtout les enfants, présentent des taux de métaux lourds bien supérieurs aux normes admises par l'OMS et de nombreuses personnes ont des problèmes de santé ou d’invalidité extrêmement graves directement attribuables à la pollution.. Malgré que la police a tenté d'arrêter la marche, parfois avec violence, deux personnes ont été battues jusqu’à perdre connaissance, les habitants sont arrivés à Lima après deux semaines d'une marche difficile.
 
 
Llegada de la marcha de sacrificio a Lima
 
 
La tragedia de los habitantes de Cerro de Pasco


Lo que está sucediendo en Cerro de Pasco, mañana será lo cotidiano en Cajamarca, Ancash, Arequipa, Moquegua, Apurímac, Cusco, Junín, cada proyecto minero restringe el territorio habitable, contamina el aire y merma el acceso al agua potable, ya los ríos que abastecen a la propia capital Lima tienen tasas de metales pesados encima de las normas.
 
Ce qui se passe en Cerro de Pasco, demain sera le quotidien à Cajamarca, Ancash, Arequipa, Moquegua, Apurímac, Cusco, Junín, chaque projet minier restreint la terre habitable, pollue l'environnement et réduit l'accès à l'eau potable, déjà les rivières qui alimentent la capitale Lima elle-même ont des taux de métaux lourds au-dessus des normes.