mercredi 21 août 2013

PRESSE : Un reportage du Monde dans les hauteurs de Conga

Source : LE MONDE, 20.08.2013

Au Pérou, les "gardiens des lacs" résistent
contre le projet de mine Conga

Par Chrystelle Barbier
Sorochuco (Pérou), envoyé spécial

Un des cinq lacs menacés par le projet de mine Conga, à Cajamarca.
Dans ses yeux, une profonde détermination. Comme si elle n'avait pas d'autre choix que d'être là, dans ce campement de fortune situé à 4 100 mètres d'altitude, au sommet d'un des monts de Cajamarca, dans le nord du Pérou. "On est là pour défendre notre eau", résume Maritza Bolanos. En ce début août, l'agricultrice montre du doigt une colline pelée, derrière laquelle s'étend le Pérol, un grand lac servant de source aux rivières qui ruissellent dans la vallée alentour.
Un lac que Maritza Bolanos et ses voisins ont décidé de protéger de Conga, un immense projet de mine d'or et de cuivre à ciel ouvert en lieu et place de l'actuelle étendue d'eau. "Ils veulent faire du Pérol un immense cratère mais on ne laissera personne s'en approcher", avertit la jeune femme.
Comme Maritza Bolanos, une quarantaine de villageois de Sorochuco, le district auquel appartient cette partie des Andes, se trouvent en permanence sur le campement et surveillent qu'aucun engin de la mine ne s'approche du lac. Parmi eux se trouvent des hommes, des femmes et des enfants venant des quatre coins du district.
POUR CES HABITANTS, LA LUTTE CONTRE CONGA  COMMENCE EN 2011
Au Pérou, on les connaît comme les "gardiens des lacs". "Une relève a lieu tous les trois jours pour qu'il y ait toujours des gens présents", explique Maria Teresa Medina, une autre agricultrice qui a laissé sa fille et ses champs pour assurer son tour de garde.
Pour ces habitants de Sorochuco, la lutte contre Conga a commencé en 2011. Comme des milliers d'habitants de Cajamarca, ils ont manifesté pendant des mois contre le projet minier qui, selon eux, mettra en danger leurs ressources hydriques.
Considéré comme l'investissement le plus important du secteur – 4,8 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros) sur dix-neuf ans –, Conga prévoit la disparition de cinq lacs situés à plus de 4 000 mètres d'altitude. Des lacs qui feront place à une immense mine à ciel ouvert et à un espace destiné aux déchets et aux eaux sales. "Or notre eau vient du Pérol", dénonce Maruja Ortiz, une commerçante de Sorochuco, convaincue que si Conga opère, il n'y aura plus d'eau pour l'agriculture dont vit la région.
LA BATAILLE A REPRIS EN JUIN
Face à la multiplication des manifestations, l'entreprise américaine Newmont, principale actionnaire de Conga, a suspendu ses opérations fin 2011, mais ce n'est qu'en août 2012, lorsque le gouvernement a confirmé la "suspension" du projet après la mort de cinq manifestants, que la population a vraiment cessé de se mobiliser.
Rassurés par cette annonce, les habitants de Sorochuco étaient retournés à leurs activités. Mais la lutte a repris en juin, au lendemain des déclarations des dirigeants de Conga, annonçant la construction prochaine de la réserve du Pérol.
Car si le projet minier est officiellement suspendu, l'entreprise a reçu l'autorisation de construire des réserves d'eau. Pour Newmont, ces réserves prouveront aux habitants qu'elles peuvent alimenter les vallées en eau et donc que le projet Conga n'est pas un risque pour la région. Selon l'entreprise, "la réserve du Pérol aura une capacité de 800 000 m3 et pourra fournir de l'eau toute l'année, même en période sèche, ce que ne fait pas le lac aujourd'hui".
"UNE RÉSERVE ARTIFICIELLE NE PEUT REMPLACER UN LAC NATUREL"
L'argument ne semble pas convaincre la population locale. "Qui va s'occuper de la maintenance quand la mine ne sera plus là ?", s'interroge Maritza Bolanos. Persuadée qu'"une réserve artificielle ne peut remplacer un lac naturel qui fonctionne depuis des millénaires", elle s'oppose comme nombre de ses voisins à ce que Newmont transvase l'eau du lac vers la réserve.
Le 17 juin, plus de 4 000 habitants de Sorochuco se sont rendus au Pérol. Sur place, ils ont trouvé des traces de machines. Il n'en fallait pas plus pour relancer le combat et installer un campement en surplomb du lieu où la mine a prévu de construire la réserve.
Sans ressource, les habitants y ont installé des toiles en plastique en guise de tentes pour protéger les matelas qu'ils montent peu à peu. "On souffre du froid et de la pluie", confie Fabian Chavez, qui travaille dans la construction et a dû prendre des jours de congé pour assurer sa garde.
"LA LUTTE, C'EST NOUS, LES PAYSANS, QUI LA MENONS"
Pour Newmont, les gardiens des lacs ne seraient qu'un "groupe de quinze personnes". L'entreprise assure que des centaines de personnes vivant dans les environs soutiennent le projet minier. Dans la presse locale, les "gardiens" sont aussi souvent accusés d'être manipulés par des groupes anti-miniers.
"La lutte, c'est nous, les paysans, qui la menons", se défend Maritza Bolanos, qui reconnaît toutefois que l'ambiance dans le district est mauvaise depuis Conga. "C'est sûr que la mine apportera quelques emplois, mais valent-ils la peine de détruire l'environnement dont on a besoin pour l'agriculture ?", dénonce Maruja Ortiz. A Sorochuco, les opposants à la mine sont résolus à ne pas baisser la garde.
  • Chrystelle Barbier (Sorochuco (Pérou), envoyé spécial)
    Journaliste au Monde

RESISTENCIA: ronderos lanzan la recuperación de caminos

La batalla de los campesinos de Cajamarca en las alturas de Conga, en defensa de sus derechos ancestrales. Los ronderos retiraron una de las tranquera montadas por la minera Yanacocha en la zona de las lagunas de Conga, en el inicio de una operación de recuperación de los caminos comunales. Las autoridades optaron por no reprimir y la policía se limitó a observar el hecho.

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vendredi 2 août 2013

JUSTICIA: Primera victoria de la familia Chaupe

Tomado del blog Celendín Pueblo Mágico.

El día de hoy a las diez de la mañana se llevó a cabo en la Sala Penal de Apelaciones de la Corte Superior de Justicia de Cajamarca, presidida por la Dra. Fernanda Bazán, la audiencia en el juicio en que se oponen la familia Chaupe y la minera Yanacocha.
La Sala Penal declaró NULA la sentencia Nº 81, del 29 de octubre de 2012, emitida por el Juzgado Penal unipersonal de la provincia de Celendín, lo que constituye una primera y contundente VICTORIA contra la minera denunciante.
El juzgado penal de la provincia de Celendín había fallado en esta ocasión contra la familia Chaupe, acusando a sus miembros de ser autores de delitos contra el patrimonio en su modalidad de usurpación agravada en agravio de Yanacocha.
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Máxima Acuña de Chaupe, en 2011, tras ser golpeada por la policía, que intentaba expulsarla de su tierras por órdenes de la minera Yanacocha.
La sentencia favorable a la familia Chaupe, que fue defendida por la Dra. Mirtha Vásquez, se sustentó en que los medios probatorios sobre su título de propiedad no fueron suficientemente examinados y en que no se puede probar que haya actuado con violencia.
La Sala Penal de Apelaciones de Cajamarca ordenó finalmente que se realice un nuevo juicio, para lo cual la Sala Penal de Cajamarca determinará si se realizará en Celendín o en la ciudad de Cajamarca. Al pedir que se reexaminen las pruebas ya presentadas, se impide que la minera Yanacocha presente nuevas pruebas en el caso. La Sala Penal de Cajamarca resaltó que su fin es la búsqueda de la verdad.
De este modo, la familia Chaupe pudo retirarse de la sala totalmente libre de la sentencia que pesaba sobre ella, lo que constituye un evidente TRIUNFO para los defensores del agua y para esta valiente familia celendina, la única que sigue resistiendo en sus tierras la imposición avasalladora de la minera Yanacocha.

La celendina Máxima Acuña de Chaupe, declarada Mujer del Año en 2012 por la valiente defensa de su propiedad y de la intangibilidad de las lagunas de Conga.
La minera fue defendida por el abogado Juan Carlos Cerrado y por Antonio Habich, de la gerencia técnica de Yanacocha. El Ministerio Público fue representado por César Christian Patiño.
En esta circunstancia hay que resaltar que la jueza de la provincia de Celendín autora de la sentencia fue hace poco expulsada del cargo por incapaz.
En conferencia aparte, la familia Chaupe denunció que su vida sigue estando amenazada y que hace poco desconocidos les dispararon a ellos y a los Guardianes de las Lagunas, y qu e inclusive quemaron sus chozas con el fin de amedrentarlos,
Jaime Chaupe Lozano manifestó que en esa ocasión la Pachamama estuvo de su lado porque se levantó un fuerte viento y las lluvias ahuyentaron a los atacantes.

¡Gloria a la valiente familia Chaupe!
¡Viva el glorioso pueblo de Celendín!
¡CONGA NO VA, NI HOY NI NUNCA!


Raquel Neyra
Corresponsal Servindi






lundi 22 juillet 2013

SOLIDARITÉ : Françoise, du CSC, à Conga, Pérou !

Notre amie Françoise, du Comité de Solidarité avec Cajamarca, parle avec son coeur et sa conviction en notre nom aux Guardianes de las Lagunas, devant le lac Mamacocha, dans les hauteurs de Conga, province de Celendín, à Cajamarca, Pérou (4200 d'altitude). La difficulté pour respirer est perceptible. Le dirigent paysan qui la presente est Manuel Ramos, de la communauté de El Tambo, province de Bambamarca, aussi afectée par le mega projet minier Conga.


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vendredi 19 juillet 2013

COMUNICADO: Informe y agradecimientos del CSC

COMITÉ DE SOLIDARIDAD CON CAJAMARCA:
INFORME Y AGRADECIMIENTO A LAS 23 ORGANIZACIONES FIRMANTES DEL LLAMADO UNITARIO CONTRA EL PROYECTO CONGA

Hace poco más de un año, los días 3 y 4 de julio de 2012, en el norte de Perú, en las provincias de Celendín y Bambamarca, fueron asesinados por las fuerzas policiales peruanas al servicio de la empresa minera Yanaconcha cinco personas que se manifestaban en contra del megaproyecto minero Conga. Esta acción, que también dejó cerca de 30 heridos, formaba parte de una política de represión que continúa hasta hoy, a pesar de una intensa movilización de los pobladores y de las redes militantes peruanas e internacionales. Es así que, hace pocos días, Nicanor Alvarado, dirigente rondero, fue agredido junto a varios otros manifestantes cuando participaba en una manifestación en contra de un proyecto de represa relacionado a Conga: Chadin 2. Otro suceso, más grave todavía, fue la muerte de un joven de 22 años, Jairo Sifuentes Pinillos, asesinado por la policía hace una semana en Barranca, en medio de manifestaciones populares por el acceso a los servicios públicos. Esas personas incrementan la cifra ya establecida de 24 civiles muertos y 649 heridos durante el mandato de Ollanta Humala y mencionada en el último reporte de la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH). Cada vez aparece la clara responsabilidad del presidente Humala, que asume su opción política de reprimir en lugar de dialogar con el pueblo que lo eligió. Esto sin olvidar el papel jugado por las empresas internacionales o nacionales como la transnacional Newmont-Buenaventura-Yanacocha, que actúan con total impunidad para imponer sus objetivos productivos.  
En este contexto queda claro que la represión va a continuar para imponer la minera Conga en Celendín, Cajamarca, un proyecto que no sólo es impopular sino que tendrá consecuencias sociales y ecológicas devastadoras. Del  mismo modo, queda también claro que la resistencia popular seguirá hasta el final. Al respecto, el Comité de Solidaridad con Cajamarca de París reafirma su total apoyo a los peruanos que luchan en Celendín y Bambamarca. En este sentido subrayamos nuestra voluntad de seguir atentos a la lucha para poder coordinar la movilización en Francia y en Europa. 
En los últimos meses, nuestro Comité logró organizar dos eventos importantes en París. El primero tuvo lugar el 8 de junio y fue una manifestación en el centro de la ciudad, a la que asistieron unas 80 personas que respondieron al llamado nuestro, al que se unieron 23 organizaciones asociativas, políticas y sindicales francesas y latinoamericanas. Los oradores y las consignas coreadas informaron a la gente presente en la plaza  sobre la situación del movimiento ¡Conga No Va!
Posteriormente reiteramos la experiencia frente a la embajada de Perú en París, el 3 de julio, fecha aniversario de la muerte de los cinco mártires de las lagunas. Unas 40 personas se agruparon detrás de una banderola de oposición al proyecto, portando además las fotos de los militantes asesinados por la policía. Dichas acciones forman parte de un movimiento más amplio de solidaridad en Europa, puesto que hubo también movilizaciones similares en Bruselas y Estocolmo. 
Cada vez que la situación lo exija seguiremos realizando este tipo de iniciativas, para que se escuche las voces de los que luchan por Cajamarca en Europa. Nuestro Comité responderá ¡Presente! frente a cada herido, cada muerto y cada violación a los derechos humanos y de la autonomía de los pueblos.
Agradecemos a todos los que respondieron a nuestro llamado e hicieron acto de presencia y/o de solidaridad, ya sean organizaciones políticas (NPA, PCF, Gauche Citoyenne, EELV, GA, Les Alternatifs), sindicales (SUD-Solidaires, Emancipation), o asociativas (Comité de Solidarité avec Cajamarca, France Amérique Latine, France Libertés-Fondation Danièle Mitterrand, Coordination Eau-Ile de France, Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, ALDEAH, Association des Populations des Montagnes de France, Comité Amérique Latine de Basse Normandie, Comité latino-américain de Poitiers, Collectif d'appui aux luttes du peuple argentin, Colectivo de Peruanos en Francia, Association Lupuna, Association Tierra y Libertad, Université Populaire Mariategui), o personalidades como Evaristo Nugkuag (Premio Nobel alternativo, fundador de AIDESEP).
Obviamente, nuestro Comité, así como las organizaciones citadas arriba, se adhiere también con espíritu de solidaridad a todas las otras luchas que en defensa del derecho inalienable al agua y a la tierra se desarrollan en otros lugares del planeta.

¡No a la imposición del proyecto Conga por el Estado peruano y la multinacional minera Newmont-Buenaventura-Yanacocha!
¡No a la represión sangrienta ejercida por el gobierno de Humala!
¡Vivan los Guardianes de las Lagunas y el pueblo de Cajamarca!
¡Conga No Va, ni ahora ni nunca!

París, 11 de julio de 2013

jeudi 18 juillet 2013

COMUNICADO: Jean-Luc Mélenchon y el Perú

COMITÉ DE SOLIDARIDAD CON CAJAMARCA:
 LAS DECLARACIONES DE JEAN-LUC MELENCHON SOBRE EL GOBIERNO DE OLLANTA HUMALA

El domingo 14 de julio de 2013, Jean-Luc Mélenchon, uno de los líderes del Parti de Gauche (PG, Partido de Izquierda) francés, estuvo en el Perú, donde se reunió con el presidente Ollanta Humala. El relato de esta visita cordial de una de las figuras de la izquierda francesa al mandatario peruano fue hecho por el propio Mélenchon en su blog y en la página web del PG. Este es el resumen, en pocas palabras, de lo que él dice: "el presidente del Perú, Ollanta Humala, hace bien y con rapidez lo que el presidente de un país tan rico como el nuestro es incapaz de iniciar siquiera".
La maniobra es sencilla y eficaz: elogios al gobierno peruano por un lado y crítica al gobierno francés por otro. Hay un problema, sin embargo. Mélenchon al parecer ha sido muy mal informado sobre la política del presidente peruano. La “creación de una jubilación" a la que se refiere, por ejemplo, es en realidad un programa social, "Pension 65", no es un sistema de jubilación. El mismo sólo ha sido implementado en un 5% del territorio y, sin embargo, ya está manchado por un escándalo de corrupción. Y el crecimiento en 2012 no fue de seis puntos, sino de siete, y se apoyó fundamentalmente en las exportaciones del sector minero (60% de las exportaciones nacionales en 2012). En contraste dramático, las principales zonas de extracción de materias primas siguen siendo, como siempre, las regiones más pobres del país (Cajamarca, por ejemplo).
Esto no nos parece que sea un "camino para el desarrollo humano". Menos aún la violenta represión ejercida por el poder peruano frente a los numerosos conflictos sociales que sacuden al país. Según un informe de la Corte Interamericana de Derechos Humanos (CIDH): desde 2011, año de la llegada al poder de Ollanta Humala, 24 manifestantes fueron asesinados y 649 resultaron heridos por la policía y el ejército, que en algunos casos no vacilaron en usar armas de guerra contra ellos. La existencia de ricos tal vez no sea motivo de júbilo en el Perú, pero el país padece el dominio de estos, como ocurre en tantos otros lugares. El pueblo de Cajamarca, que lucha contra la poderosa multinacional minera Newmont-Buenaventura-Yanacocha, lo sabe bien, puesto que es el testigo cotidiano de los efectos del contubernio del gobierno de Humala con el gran capital.
El presidente Ollanta Humala continúa y prolonga las mismas políticas que sus antecesores Alberto Fujimori y Alan García Pérez, políticas que han sido criticadas, entre otros, por Jean-Luc Mélenchon: la concesión, por ejemplo, a las empresas multinacionales, del derecho de saquear sin límites los recursos del país, en detrimento de las industrias y las poblaciones locales. Actualmente, más del 50% del territorio peruano se encuentra concesionado a empresas mineras o petroleras, que en su mayoría son multinacionales y que, en general, son norteamericanas. Esta es una extraña manera de ejercer la independencia del Perú, un país que permite, por ley, que las multinacionales alquilen los servicios de la policía nacional para protegerse.
Que un hombre de izquierda como Mélenchon apoye de la noche a la mañana a un gobierno de derecha es suficientemente grave como para ser denunciado por quienes en Francia trabajan activamente para denunciar los excesos de las políticas neoliberales de Humala. El Comité de Solidaridad con Cajamarca (CSC), que se constituyó hace casi dos años para apoyar a uno de los movimientos sociales más importantes que se da actualmente de América Latina (el movimiento "No a Conga", nacido de la oposición al megaproyecto minero Conga), expresa su preocupación por la manipulación politiquera que Mélenchon hace de la política peruana.
Esta maniobra para desinformar a los ciudadanos franceses y a los militantes del PG nos parece aún más escandalosa en tanto que Mélenchon difícilmente puede negar que el CSC ha realizado varios intentos para sensibilizar y concientizar al PG sobre la situación en el Perú. A esto hay que agregar que, en 2012, representantes parisinos del PG participaron en una movilización frente a la embajada del Perú para protestar por la violenta represión del gobierno en Cajamarca, que dejó cinco manifestantes muertos y decenas de heridos. Sin embargo, y a diferencia de otras 23 organizaciones políticas, sindicales y sociales que el 1ro de junio de 2013 firmaron un comunicado dirigido al presidente Humala, a partir de aquella manifestación el PG se abstuvo de participar en las actividades o comunicados públicos del Comité. Este silencio y las últimas declaraciones de Mélenchon, sugieren que el interés de este último por el Perú es superficial y sólo busca multiplicar las declaraciones de oposición al gobierno francés. Peor aún, Mélenchon, lejos de desconocer el caso peruano, simplemente optaría por descartarlo con la mano, sin reparar que así le hace el juego a la derecha peruana y deslegitimiza la lucha de los pueblos indígenas que defienden sin descanso sus tierras y una nueva visión del desarrollo humano desde hace años. Este es el caso, entre otros, de los Guardianes de las Lagunas, en la región de Cajamarca.
El Comité de Solidaridad con Cajamarca invita no sólo a Mélenchon, sino también a todos los militantes del PG, a reconsiderar esta posición que va en contra de la labor de divulgación realizada por el CSC y las otras organizaciones firmantes, y que alimenta la desinformación y otras prácticas condenables. Nuestro Comité y sus aliados no escatimarán esfuerzos para superar todos los obstáculos en esta tarea esencial. Este es nuestro compromiso solemne con el pueblo de Cajamarca en lucha, cuyos intereses legítimos defendemos y defenderemos hasta el final, pues son los intereses de todos los pueblos del Perú.

¡No a la imposición del proyecto Conga por el Estado peruano y la multinacional minera Newmont-Buenaventura-Yanacocha!
¡No a la represión sangrienta ejercida por el gobierno de Humala!
¡Vivan los Guardianes de las Lagunas y el pueblo de Cajamarca!
¡Conga No Va, ni ahora ni nunca!

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mercredi 17 juillet 2013

COMMUNIQUÉ : Mr Mélenchon et le Pérou

COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC CAJAMARCA :
LES DÉCLARATIONS DE JEAN-LUC MÉLENCHON SUR LE GOUVERNEMENT D’OLLANTA HUMALA

Le dimanche 14 juillet 2013, Jean-Luc Mélenchon, un des leaders du Parti de Gauche, était au Pérou où il s’est entretenu avec le président de la République péruvienne, Ollanta Humala. Cette visite cordiale d’une des figures de la gauche française a été relatée par Mr Mélenchon lui-même sur son blog et sur le site du Parti de Gauche. S’il fallait n’en retenir que quelques mots, elle se résumerait ainsi : « Ollanta Humala, le président du Pérou, fait vite et bien ce que le président d’un pays riche comme le nôtre se montre incapable de commencer ».
Eloge du gouvernement péruvien d’un côté et critique au gouvernement français de l’autre, la manœuvre est simple et efficace. Problème : il semble que Mr Mélenchon ait été mal renseigné sur la politique menée par le président péruvien. Rappelons que « la création d’une retraite » évoquée par Mr Mélenchon est en fait un programme social « Pension 65 » - et non un système de retraite – qui, jusqu’à présent, n’est opérationnel que sur 5% du territoire et se trouve déjà entaché d’un scandale de corruption. La croissance n’est pas de six points mais de sept pour l’année 2012, largement soutenue par les exportations du secteur minier (60% des exportations nationales en 2012). Or, les principales régions d’extraction des matières premières coïncident encore et toujours aux régions les plus pauvres du pays (Cajamarca en est l’exemple).
Ceci ne nous semble pas « être le chemin du développement humain ». L’est encore moins la violente répression s’exerçant dans le cadre des nombreux conflits sociaux agitant le pays. Selon un rapport de la CIDH : depuis 2011, année de l'arrivée d'Ollanta Humala au pouvoir, 24 manifestants ont été assassines et 649 personnes ont été blessées par la police et l'armée, qui ont utilisé même des armes de guerre contre eux. Au Pérou, on ne se réjouit peut-être pas de l’existence des riches mais on en subit autant qu’ailleurs l’emprise, le peuple de Cajamarca dans sa lutte contre la multinationale Newmont-Buenaventura-Yanacocha en sait quelque chose : il y est le spectateur quotidien de l’acoquinement du gouvernement d’Humala avec le grand capital.
Le président Ollanta Humala perpétue la même politique et suit le même chemin que ses prédécesseurs Alberto Fujimori ou Alan Garcia, par ailleurs critiqués par Jean Luc Mélenchon, c'est-à-dire l’octroi sans limites de concessions et de droits à des sociétés multinationales dans l’extraction des ressources du pays, et ce au détriment des industries et des populations locales. Actuellement plus de 50% du territoire péruvien est sous concession d’entreprises minières ou pétrolières, essentiellement des multinationales et dans leur majorité Nord-Américaines, c’est une étrange manière d’être indépendant quand on sait que la loi permet aux multinationales de louer les services de la police nationale.
Qu’un homme de gauche comme Mr Mélenchon se retrouve soudainement à soutenir un gouvernement de droite est suffisamment grave pour être dénoncé par les acteurs qui, depuis la France, travaillent activement pour dénoncer les dérives de la politique néolibérale de Mr Humala. Le Comité de Solidarité avec Cajamarca, formé il y a presque deux ans, en soutien à un des mouvements sociaux les plus importants en Amérique Latine actuellement (le mouvement du « No à Conga » né de l’opposition au mégaprojet minier Conga), se déclare préoccupé par cette utilisation politicienne que Mr Mélenchon fait de la politique péruvienne.
Cette manœuvre de désinformation des citoyens français et des militants du parti de gauche nous paraît d’autant plus scandaleuse que Mr Mélenchon peut difficilement nier que plusieurs tentatives de sensibilisation sur la situation péruvienne ont été menées par le Comité de Solidarité avec Cajamarca auprès du Parti de Gauche. D’ailleurs, Christophe Ventura lui même, en tant que représentant national du Parti de Gauche, avait participé à une mobilisation devant l’ambassade du Pérou l’an dernier, pour dénoncer la répression du gouvernement, ayant tout de même coûté la vie à cinq manifestants. Cependant et depuis lors, le Parti de Gauche s’est abstenu —à la différence des 23 organisations politiques, syndicales et sociales signataires du communiqué du premier juin 2013 adressé au président Humala—  de toute participation aux actions ou communications publiques réalisées par le Comité. Ce silence, puis les dernières déclarations de Mr Mélenchon, laissent penser que l’intérêt de ce dernier pour le Pérou est des plus superficiels et ne vise qu’à une chose : multiplier les déclarations d’opposition envers le gouvernement français. Pire, Mr Mélenchon, loin de méconnaître le cas péruvien, le balaie d’un revers de main en faisant le jeu de la droite péruvienne et en délégitimant la lutte des peuples originaires qui défendent sans relâche leurs terres et une autre vision du développement humain depuis déjà presque deux ans. C’est le cas, entre autres, des Gardiens des lacs de la région de Cajamarca.
Le Comité de Solidarité avec Cajamarca invite Mr Mélenchon, mais aussi tous les militants du Parti de Gauche, à reconsidérer cette prise de position qui va à l’encontre du travail réalisé par le Comité et les organisations signataires, et qui alimente des pratiques aussi condamnables que celle de la désinformation. Notre Comité et ses alliés redoubleront d'efforts pour surmonter tous les  obstacles  à cette tâche indispensable, à cet engagement solennel avec le peuple de Cajamarca dans sa lutte légitime que nous avons pris ensemble, au compte des intérêts finalement de l'ensemble des peuples du Pérou.

Non à l’imposition du projet minier Conga par l’État péruvien et la multinationale minière Newmont-Buenaventura-Yanacocha !
Non à la répression violente exercée par le gouvernement Humala !
Vive les Gardiens des lacs et le peuple de Cajamarca !
Conga No Va, ni ahora ni nunca !
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SOLIDARIDAD: Los guardianes te necesitan

LOS GUARDIANES DE LAS LAGUNAS NECESITAN SOLIDARIDAD EFECTIVA

Por Manuel Guerra
Hace unos días, Francoise Chambeu –una consecuente activista francesa defensora del medio ambiente y los derechos humanos–, que había viajado hasta Cajamarca y visitado las lagunas amenazadas por el proyecto Conga, me expresó su preocupación por las difíciles condiciones en que los ronderos y ronderas ejercían la vigilancia de sus fuentes de agua. A una altura de 4,200 metros sobre el nivel del mar, cobijados bajo unos retazos de plásticos y con una alimentación precaria, estos heroicos guardianes se pasan día y noche soportando la inclemencia del clima, hostigados permanentemente por la policía y las bandas armadas al servicio de Yanacocha.
Realmente es una resistencia heroica. Muchos de esos ronderos vienen siendo amenazados de muerte, están sometidos a juicios y tienen que acudir con frecuencia a las citaciones en las cortes; han sido duramente reprimidos, recibido golpizas, e incluso algunos han sido asesinados. Han tenido que abandonar sus chacras y se han quedado sin sustento básico, ni siquiera algún ingreso para los pasajes, una llamada telefónica, menos para garantizar el alimento, la salud y la educación de sus hijos.
La ofensiva de Yanacocha, el gobierno y la derecha apátrida es implacable. La madrugada del pasado 14 los guardianes de la laguna El Perol fueron objeto de una incursión armada que destrozó su precario campamento. Al día siguiente se movilizaron los pro mineros en Cajamarca, encabezados por el traidor Luis Guerrero, pretendiendo que la población apoya a Yanacocha. El dinero de la Minera ha corrompido a autoridades y comprado periodistas; a través del asistencialismo se pretende manipular a los campesinos, generar división y provocar enfrentamientos.
Asimismo, el proceso electoral del próximo año se ha convertido en un escenario de gran importancia de esta ofensiva, en el que la coalición pro minera pretende desplazar del gobierno regional y gobiernos locales a las autoridades consecuentes con la defensa medioambiental, y colocar sujetos dóciles y sometidos a sus planes. Es evidente que la campaña contra Gregorio Santos persigue este objetivo.
Pero la dignidad y la voluntad de los guardianes de las lagunas se mantienen inquebrantables. No se quejan, pero sí reclaman mayor apoyo, solidaridad efectiva, atención por parte de los partidos, autoridades y colectivos comprometidos con esta causa. No son suficientes las declaraciones; necesitan víveres, carpas, ropa, frazadas. Por supuesto también actos de masas más contundentes en todos los rincones del país, necesarios para hacer retroceder a los saqueadores de nuestros recursos y depredadores del medio ambiente.
El Perú parece no estar consciente cuánto les debe a esos humildes campesinos que están dispuestos a entregar su vida en defensa de las lagunas. En las alturas de Celendín y Bambamarca se libra una dura batalla por un nuevo modelo de desarrollo para el país, distinto al esquema primario exportador que solo alimenta a la insaciable voracidad de las transnacionales. Y lo mínimo que podemos hacer es terminar con la pasividad e indiferencia, sentir realmente esa lucha como nuestra, comprometernos activamente para alcanzar la victoria.


17.07.2013
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lundi 8 juillet 2013

REPRESIÓN: Nueve heridos dejó audiencia por Chadin 2

Nueve heridos dejo hace tres días un ataque de las  fuerzas policiales contra comuneros celendinos en el distrito de Cortegana, provincia de Celendín, Cajamarca.
El día 6 de julio, la transnacional Odebrecht de Brasil, la misma que viene construyendo sobre el río Marañón, en territorio celendino, el proyecto hidroenergenico mas grande del país, Chadin 2, realizo su audiencia pública para que se apruebe su Estudio de Impacto Ambiental.
A esta audiencia acudieron miles de pobladores, los que serían desplazados por el proyecto, con el objetivo de dejar sentada su posición de rechazo a Chadín 2.

Dirigente rondero Nicanor Alvarado, herido de un culatazo en la cabeza por un oficial de la policía.
Grande fue su sorpresa cuando vieron que las fuerzas policiales arremetían conrtra los campesinos negándoles el ingreso a la audiencia.
Son nueve los heridos que dejó el ataque policial, entre ellos figura el reconocido ambientalista peruano Nicanor Alvarado Carrasco, de 48 años.
Cabe mencionar que Chadín 2 viene siendo muy cuestionado por la población de ambas márgenes del río Marañón, ya que uno de los objetivos es dotar de energía a los megaproyectos mineros del norte del Perú, como el cuestionado proyecto minero Conga en Cajamarca.
Con Chadin 2, el río Marañón, el mayor afluente directo que conformará aguas abajo el gran río Amazonas, va a ser represado en 32 km, lo matará toda la biodiversidad existente en la zona.

Fuente: Marle Libaque Tasilla, dirigente de las Rondas Campesinas y dirigente de Tierra y Libertad.

vendredi 5 juillet 2013

SOLIDARIDAD: En todo el mundo se oye, ¡CONGA NO VA!

La extraordinaria solidaridad internacional con Celendín, Bambamarca y Cajamarca. Cada vez hay más gente en el mundo que dice: ¡¡¡ CONGA NO VA !!! Video proyectado en Celendín durante el segundo día de la vigilia en memoria de los cinco Mártires de las Lagunas, asesinados hace un año por la policía de Ollanta Humala, al servicio de la transnacional minera Newmont-Buenaventura-Yanacocha. El mismo recopila actos y mensajes, en diferentes país, en contra del megaproyecto minero Conga y en solidaridad con el pueblo de Cajamarca.